Primaires américaines : comment Trump a lissé son style avant le vote décisif de New York

Primaires américaines : comment Trump a lissé son style avant le vote décisif de New York

ETATS-UNIS - Donald Trump semble assuré de gagner la primaire new-yorkaise prévue ce mardi, où 95 délégués sont en jeu. Sauf que cela pourrait ne pas lui suffire avant la convention des Républicains, prévue cet été, l'obligeant à infléchir sa ligne pour incarner un candidat plus "apaisé".

A coups de provocations et de déclarations à l'emporte-pièce, Donald Trump fait cavalier seul depuis plusieurs mois dans la course à l'investiture républicaine. Une politique de la terre brûlée qui, si elle se révèle payante dans les urnes des Etats qu'il sillonne, pourrait se heurter cet été au vote des délégués, moins enclin à lui donner le feu vert pour l'élection présidentielle. Un accro que le milliardaire semble envisager, comme en témoigne l'infléchissement de sa campagne à la veille du scrutin décisif de New York.

Une pluie de ralliements

Un scrutin où Donald Trump – qui bénéficie pour l'instant de 758 délégués – est quasi assuré de rafler les 95 délégués en jeu. Une moyenne des derniers sondages lui donne en effet 29 points d'avance, à 52,2% des intentions de vote, contre 23,2% au gouverneur de l'Ohio John Kasich et 17,8% au sénateur texan Ted Cruz. Seulement voilà : ce dernier pourrait inverser la tendance en juillet. Car si Donald Trump ne parvient pas à obtenir une majorité absolue – 1237 voix – d'ici la fin des primaires en juin, le premier tour de l'investiture durant la convention pourrait ne pas suffire à départager les favoris. Et entraîner un second tour, durant lequel chaque délégué retrouve sa liberté de vote, pouvant ainsi retourner sa veste… en faveur d'un Ted Cruz, par exemple.

EN SAVOIR + >>  CARTE INTERACTIVE - Ted Cruz s'accroche à Donald Trump

Pour pallier à cette éventualité, deux nouvelles têtes apparaissent désormais dans l'entourage du milliardaire, avec pour objectif de redorer une image ternie par plusieurs mois de polémiques stériles. Rick Wiley tout d'abord : nommé au poste de directeur politique national, ce spécialiste de la stratégie politique républicaine a été le directeur de campagne du gouverneur du Wisconsin Scott Walker, avant que ce dernier ne renonce à briguer l'investiture républicaine à l'automne dernier. Mais surtout, Donald Trump s'est adjoint les services de Paul Manafort.

Le changement pour Trump, c'est maintenant

Agé de 66 ans, ce "chasseur de délégués" est chargé de vanter les mérites de son candidat auprès de ceux qui pourraient lui retirer leur voix cet été. Un petit jeu auquel il excelle, lui qui a déjà défendu les intérêts des présidents Gerald Ford, Ronald Reagan et George H.W. Bush lors de leurs conventions d'investitures, notamment en 1976 lors de la bataille entre Ford et Reagan.

Le lifting semble déjà opérer. Le changement pour Donald Trump, c'est maintenant : le tribun parle désormais avec des notes, et il a calmé l'ardeur de ses tweets. Mieux, Donald Trump serait prêt à enterrer la hache de guerre avec certains de ses ennemis. Par exemple Megyn Kelly, la présentatrice des nouvelles sur Fox News qu'il a rencontrée en privé la semaine dernière, après l'avoir attaquée pendant plusieurs mois en raison des questions sans concession qu'elle lui avait posées en août dernier à propos de la façon dont il traite les femmes.

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