Primaires démocrates : Clinton donnée gagnante avant la bataille finale

International

PRIMAIRES DÉMOCRATES - Alors que se déroule ce mardi le dernier "Super Tuesday" de la course à l'investiture démocrate, de nombreux médias ont assuré que la victoire était dans la poche de Hillary Clinton. Ce qu'aucun camp, le sien comme celui du sénateur Sanders, n'a voulu confirmer.

Est-ce la crainte toujours plus puissante de voir Donald Trump prendre un peu trop d'avance dans sa campagne ? Toujours est-il que de nombreux médias américains ont annoncé, un peu à la surprise générale et avant même la méga-primaire de Californie (546 délégués sont en jeu), qui doit se tenir ce mardi 7 juin, que Hillary Clinton disposait du nombre de délégués nécessaires pour décrocher l'investiture démocrate dans la course à la présidentielle américaine.

► Niveau délégués, un duel équilibré
Pourtant, si l'on se fie à l'actuel décompte du nombre de délégués, il reste une infime chance à Bernie Sanders, en cas de carton plein aux prochaines échéances (il reste 851 délégués à désigner) d'inverser les chiffres et d'arracher l'investiture. La nouveauté réside dans un sondage de l'agence Associated Press auprès de ces super-délégués démocrates, ceux qui tiennent l'investiture du parti entre leurs mains et se prononceront fin juillet lors de la convention.

Pour l'instant, Clinton et Sanders avancent respectivement 1812 et 1521 délégués. Outre ceux qui restent à être désignés, il faut compter sur les super délégués, l'élite du parti démocrate. Ceux-là sont 712 et sont à une écrasante majorité favorable à Clinton. 

EN SAVOIR + >> Ces délégués et super-délégués qui font l'élection

 Une annonce de la presse
Mais le sondage de l'Associated Press, que les grands groupes médiatiques ABC, NBC ou  CBS  ont fait leur, ont annoncé que des super-délégués qui ne s'étaient pas encore prononcés ont fini par promettre leur voix à l'ancienne Première dame. Ce qui lui permettrait, selon les projections (citons celle du New York Times ) d'atteindre la barre des 2383 délégués nécessaires à l'investiture.

Sauf que. Aussi bien du côté des pro-Clinton, qui préfèrent, huit ans après le traumatisme de sa défaite face à Barack Obama, ne pas crier victoire trop vite, que des pro-Sanders, scandalisés qu'on compte pour acquis des super-délégués qui, finalement, ne se sont pas encore prononcés, on temporise.

EN SAVOIR + >> Notre carte interactive des élections démocrates

 Sanders ne pliera pas
D'autant que les ralliements n'ont pas l'air de se faire spontanément, comme on peut le comprendre après un entretien accordé à l'AFP par une nouvelle super-déléguée pro-Clinton, la présidente du parti démocrate d'Alabama, Nancy Worley. Cette dernière annonce en effet avoir pris sa décision après avoir reçu... trois appels des médias. Et justifie sa décision face au risque de la division : "Si le vote populaire est écrasant, il est fou de ne pas rassembler le parti pour battre Donald Trump".

"Il nous reste beaucoup de travail, n'est-ce pas ?" a d'ailleurs préféré prévenir Hillary Clinton, en référence aux primaires de Californie, du Montana, du New Jersey, du Dakota du Nord et du Sud, puis du Nouveau-Mexique qui s'avancent ce mardi. En face, on l'assure, tout en espérant retourner un grand nombre de super-délégués, "Madame Clinton n'a pas et n'aura pas le nombre requis de délégués désignés par les primaires pour sceller l'investiture." Mais si Sanders n'obtient pas les trois quarts des voix lors des cinq scrutins, c'en sera fini.

A LIRE AUSSI >>  Clinton, Sanders, Trump : quelle star soutient qui ?

Lire et commenter