Prix de l'essence : Biden puise dans les réserves de pétrole pour s'attirer les bonnes grâces des Américains

Prix de l'essence : Biden puise dans les réserves de pétrole pour s'attirer les bonnes grâces des Américains

ÉNERGIE - Jamais les États-Unis n'ont autant puisé dans leurs réserves stratégiques de pétrole. À deux jours de Thanksgiving, l'objectif de cette "initiative" portée par Joe Biden est double : faire baisser le prix de l'essence à la pompe et regagner en popularité.

Il veut faire remonter sa cote auprès des Américains. À deux jours de la fête très familiale de Thanksgiving, qui tombe jeudi, Joe Biden a annoncé, mardi 23 novembre, une "initiative majeure" pour faire baisser les prix du pétrole, et donc de l'essence. Il va mettre en circulation 50 millions de barils prélevés sur les réserves stratégiques des États-Unis, la plus importante quantité jamais puisée, pour donner un coup de pouce à sa population et convaincre qu'il est le président de la classe moyenne.

Alors qu'en Europe, et plus particulière en France, la hausse du prix de l'essence inquiète, outre-Atlantique cette "initiative majeure" de l'ancien vice-président de Barack Obama "ne va pas faire baisser les prix du jour au lendemain", mais elle "fera une différence", a-t-il promis depuis la Maison Blanche. Dans son discours, tenu devant des photographies de stations-services et de citernes, il en a aussi profité pour attaquer à nouveau les géants du pétrole d'être en partie responsables des hauts prix.

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Biden et Harris à la Maison Blanche

"Le prix de l'essence sur le marché de gros a chuté d'environ 10% au cours des dernières années, mais le prix à la pompe n'a pas bougé d'un centime. En d'autres termes, les sociétés d'approvisionnement d'essence paient moins et gagnent beaucoup plus", a ajouté le démocrate, les accusant d'"empocher la différence" entre le gros et le détail. "C'est inacceptable", a-t-il dénoncé. 

Une initiative coordonnée sur l'or noir

Habituellement, les États-Unis ne touchent qu'avec parcimonie à leurs réserves - actuellement 609 millions de barils, ce qui en fait les plus importantes au monde - enterrées en Louisiane et au Texas, en cas de catastrophes naturelles ou de crises internationales. Or non seulement Joe Biden y puise pour corriger les prix, mais affirme le faire en coordination avec d'autres gros consommateurs d'or noir, ce qui est inédit. Les États-Unis ont fait savoir que la Chine se joignait à cette "initiative", tout comme l'Inde, le Japon, la Corée du Sud ou encore le Royaume-Uni, mais sans guère donner de détails.

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Géants du pétrole : la fin de l'or noir ?

Le sujet est politiquement brûlant, particulièrement pour le président américain, qui a pour principal objectif de faciliter la vie de la classe moyenne, découragée face à la mondialisation et le Covid-19. "Pour cette fête de Thanksgiving (qui signe "rendre grâce", ndlr), nous avons tant de raisons d'être reconnaissants", a-t-il déclaré. L'un des ténors du camp républicain, le sénateur Lindsey Graham, a dénoncé un "abus" de l'utilisation de ces réserves, destinées selon lui aux "urgences".

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