Procès de Dilma Rousseff : l'avocate de l'accusation s'excuse en larmes

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SÉQUENCE ÉMOTION - Au cinquième jour du procès visant à destituer Dilma Rousseff, l'avocate de l'accusation à l'origine de la procédure a fondu en larmes et s'est excusée pour le mal causé.

Larmes, cris, références à Dieu : le procès en destitution de la présidente du Brésil Dilma Rousseff a pris une tournure théâtrale ce mardi au Sénat, avant un vote historique ce mercredi qui devrait mettre fin à 13 ans de gauche dans le pays. Au cinquième jour de ce procès, ni l'avocat de la défense ni celle de l'accusation n'ont pu retenir leurs larmes en évoquant la dure bataille politique qui oppose depuis des mois, pro et anti-destitution.


A l’origine de cette procédure, l’avocate de l’accusation Janaina Paschoal n'a pu contenir son émotion durant la séance. Invoquant Dieu, elle a réaffirmé que Dilma Rousseff avait commis des "crimes de responsabilité" en maquillant les comptes pour minimiser la crise historique frappant le pays. 


"La destitution est un remède constitutionnel auquel nous devons recourir quand la situation devient particulièrement grave et c'est ce qui s'est passé", a-t-elle déclaré. A bout, la juriste de 41 ans a conclu sa plaidoirie en larmes, demandant pardon pour "la souffrance" qu'elle a causée à la présidente brésilienne et avançant que cela n’avait pas été son intention.  "Je lui demande de comprendre que je l’ai fait aussi en pensant à ses petits-enfants". 

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Procès en destitution de Dilma : l'avocate de l'accusation en larmes demande pardon pour "la souffrance" causée

"J'ai accompli mon devoir"

Dans une interview accordée à RFI le 19 mai, Janaina Paschoal estimait avoir "accompli son devoir" en dénonçant la présidente. "Je ne me suis pas cachée, j’ai pris mes responsabilités de citoyenne face à une affaire qui implique des violations de la loi". C’est en participant "en tant qu’avocate à la rédaction d’un rapport juridique qui n’avait rien à voir avec la destitution", que Janaina Paschoal a découvert "d’énormes fraudes fiscales" et rendu "un rapport au Congrès". C’est elle encore, qui voyant que l’opposition ne bougeait pas, a réussi à faire passer la demande de destitution par toutes les instances parlementaires. Déterminée, elle affirme aujourd'hui : "Les choses doivent être claires".


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