Pas d'impeachment : "Notre mouvement ne fait que commencer", se réjouit Donald Trump acquitté

Pas d'impeachment : "Notre mouvement ne fait que commencer", se réjouit Donald Trump acquitté

IMPEACHMENT - Le Congrès américain a acquitté ce samedi Donald Trump à l'issue de son deuxième procès en destitution. Le milliardaire pourra donc se présenter de nouveau lors du prochain scrutin en 2024.

Donald Trump a été acquitté pour la seconde fois par le Sénat ce samedi lors de son procès en destitution. 57 sénateurs (sur 100) ont voté en faveur d'une condamnation. Mais il aurait fallu les deux tiers de la chambre haute (67 voix) pour parvenir à un verdict de culpabilité qui aurait pu être suivi d'une peine d'inéligibilité. Le socle des élus républicains a tenu, ce qui montre l'emprise que Donald Trump conserve sur la politique américaine. Mais le parti républicain sort fragilisé d'une séquence commencée en novembre avec la contestation de la victoire de Joe Biden à l'élection présidentielle et qui a culminé avec les événements du Capitole.

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Le second procès de Donald Trump

"Notre mouvement magnifique, historique et patriotique, Make America Great Again, ne fait que commencer", a fanfaronné Donald Trump dans un communiqué, se posant une nouvelle fois en victime d'une "chasse aux sorcières". Dans sa première réaction à ce verdict, l'ex-président de 74 ans a pris date pour l'avenir : "Dans les mois qui viennent, j'aurai beaucoup de choses à partager avec vous et suis impatient de continuer notre incroyable aventure pour la grandeur de l'Amérique".

7 sénateurs républicains ont voté pour la destitution

Mis en accusation le 13 janvier, Donald  était accusé "d’incitation à l’insurrection". Il était présenté par les procureurs démocrates comme responsable de l’assaut mené contre le Congrès, le 6 janvier dernier, par certains de ses sympathisants qu’il avait invités à marcher sur le Capitole dans un discours prononcé auparavant. Cinq personnes étaient mortes dans les troubles qui s’étaient ensuivis, causant également des dizaines de blessés parmi les forces de police.

Les sénateurs ont été une majorité - 57 sur 100 - à se prononcer pour une condamnation du milliardaire. Mais il aurait fallu les deux tiers de la chambre haute (67 voix) pour parvenir à un verdict de culpabilité qui aurait pu être suivi d'une peine d'inéligibilité. Sept sénateurs républicains ont pourtant rompu les rangs. 

Il n'y a aucun doute, aucun, que le président Trump est (...) responsable d'avoir provoqué les événements de cette journée- Le chef de la minorité républicaine, Mitch McConnell

Chez les républicains, on ne cache pas son malaise. "Il n'y a aucun doute, aucun, que le président Trump est, dans les faits et moralement, responsable d'avoir provoqué les événements de cette journée" du 6 janvier, a lancé le chef de file des républicains au Sénat, Mitch McConnel. Soutien de Donald Trump pendant les quatre années de sa présidence, il ne s'est pourtant pas joint à ses sept collègues qui ont voté pour la culpabilité. Car à l'entendre, le Sénat n'était pas compétent dans une procédure de destitution, puisque le magnat de l'immobilier a quitté le pouvoir.

Ce triste chapitre de notre histoire nous a rappelé que la démocratie est fragile"- Joe Biden

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, après un communiqué pointant "l'un des jours les plus sombres et l'un des actes les plus déshonorants" de l'histoire du pays, a fait part de sa colère devant la presse, en traitant de "lâches" les sénateurs républicains qui avaient acquitté l'ex-président. "Nous censurons ceux qui utilisent la paperasse dans un mauvais but. Nous ne censurons pas ceux qui incitent à une insurrection qui tue des gens dans le Capitole", a-t-elle lancé. Avec cette décision, Donald pourra lui se présenter lors du prochain scrutin en 2024.

Enfin, le Président Joe Biden a accueilli la décision avec philosophie : "Même si le vote final n'a pas abouti à une condamnation, le fond de l'accusation n'est pas contesté", a déclaré le démocrate, dans un communiqué. "Ce triste chapitre de notre histoire nous a rappelé que la démocratie est fragile. Qu'elle doit toujours être défendue. Que nous devons toujours rester vigilants", a prévenu le 47e président des Etats-Unis.

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