Procès Pistorius : le texto accablant de Reeva Steenkamp

Procès Pistorius : le texto accablant de Reeva Steenkamp

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PRETORIA – Peu avant son décès, la compagne de la star sud-africaine Oscar Pistorius lui avait reproché ses violentes crises de jalousie. Dans un texto, elle disait alors avoir "peur" de lui.

"Parfois, j'ai peur de toi". Ces mots ont été écrits par Reeva Steenkamp peu avant son décès. Dans un texto, mis en lumière lundi après-midi par un expert de la police sud-africaine, la petite amie d'Oscar Pistorius lui reprochait ses violents accès de jalousie. Un message envoyé 15 jours avant le drame qui assombrit le portrait d'une relation idyllique brossé par le champion paralympique tout au long de son procès.

"Depuis que tu es rentré du Cap, tu m'agresses constamment et je comprends que tu sois malade, mais c'est méchant", se plaint alors la jeune femme qui évoque un incident lors des fiançailles d'un de ses amis, le 27 janvier 2013. "Je ne flirtais avec personne aujourd'hui. Ça me rend malade que tu aies suggéré ça et que tu aies fait une scène à table qui nous a fait partir plus tôt." L'ex-mannequin exprime "sa déception" et déplore une "relation déséquilibrée" où lui a le droit d'être "en colère" ou "distant", mais pas elle. "Parfois j'ai peur de toi, glisse-t-elle. Comment tu me parles et comment tu réagis. (...) Tu me rends heureuse 90% du temps et on est super ensemble mais je ne suis pas une autre de ces pétasses rabat-joie. (...) Pourquoi continuer? Je me fais agresser et tu te plains que tu n'aimes pas ma voix et mon accent."

"Des cris de terreurs"

Un autre message retrouvé dans le téléphone portable de Reeva confirme par ailleurs qu'Oscar Pistorius était très inquiet de voir sortir dans la presse l'incident du "Tashas". Dans ce restaurant branché de Johannesburg, il avait déchargé le pistolet d'un ami, Darren Frescoe. "S'il te plaît, mon ange, ne dis rien à personne, écrit-il alors à sa compagne. Darren a dit à tout le monde que c'était de sa faute. Je ne peux pas me permettre que ça sorte. Les mecs ont promis de ne rien dire".

Au fil des audiences, les témoins cités par l'accusation mettent à mal la version d'Oscar Pistorius. Lui a toujours soutenu qu'il avait tiré sur sa petite amie en pensant qu'il s'agissait d'un cambrioleur caché dans les toilettes. Lundi, une voisine a ainsi expliqué à la barre avoir entendu des coups de feu, puis une femme hurler, puis d'autres coups de feu aux premières heures du matin de la Saint-Valentin. "J'ai entendu une dame crier. Des cris de terreur, de terreur". Un témoignage, qui concorde avec de précédentes déclarations faisant également état de cris de femme. La défense avait de son côté fait valoir que les coups de feu qui ont tué Reeva Steenkamp étaient trop rapprochés pour qu'elle puisse crier et signaler sa présence.

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