Procès Roundup : le plaignant accepte la réduction de ses dommages et intérêts

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Le scandale du glyphosate

GESTE - Le jardinier américain, souffrant d'un cancer qu'il attribue au Roundup de Monsanto, a accepté de voir réduits de 289 à 78,5 millions de dollars les dommages et intérêts qu'il doit recevoir suite à un procès historique cet été contre le géant agrochimique.

Dewayne Lee Johnson ne voulait pas faire de vagues. Le jardinier américain qui a intenté un procès au géant américain Monsanto, le tenant responsable de son cancer à cause du Roundup, a accepté un compromis proposé par une juge ce mercredi 31 octobre. Il concède une réduction de ses dommages à intérêts de 289 à "seulement" 78,5 millions de dollars. Mais le dossier n'est sans doute pas clos car Monsanto, qui a toujours nié toute dangerosité du glyphosate, compte faire appel du verdict qui estimait que son désherbant avait contribué au cancer du plaignant.

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"Le plaignant accepte le but d'éviter le poids d'un nouveau procès", indiquent les avocats de Dewayne Lee Johnson dans un document officiel déposé au tribunal de San Francisco (ouest) et rendu public mercredi. Il a accepté cette demande "en espérant voir de son vivant une résolution finale" du dossier, ont expliqué dans un communiqué les avocats de ce père de deux garçons, auquel les médecins ne donnent plus que deux ans à vivre, tout au plus.

8 000 procédures en cours

Le 10 août, un jury populaire du tribunal de San Francisco avait conclu que l'entreprise avait agi avec "malveillance" en cachant le caractère potentiellement cancérigène du glyphosate et que ses désherbants grand public Roundup et professionnel RangerPro avaient "considérablement" contribué à la maladie de Dewayne Lee Johnson, 46 ans au moment du procès. A l'issue de ce procès historique, le jury avait condamné Monsanto à verser quelque 289 millions de dollars, dont 39 millions au titre du préjudice moral et financier infligé au plaignant et 250 millions de dommages destinés à punir la firme.

    

Dewayne Lee Johnson avait jusqu'au 7 décembre pour accepter ou non cette nouvelle somme. En cas de refus, la juge prévoyait d'organiser un nouveau procès mais uniquement pour fixer un nouveau montant de dommages punitifs. Le jardinier américain avait abondamment utilisé Roundup et RangerPro dans le cadre de son travail, pendant deux ans, à partir de 2012. Ce procès historique était le premier mettant sur le banc des accusés les produits au glyphosate de Monsanto.

Selon Bayer (qui a racheté le groupe), il y a 8 000 procédures juridiques en cours rien qu'aux Etats-Unis contre les produits au glyphosate de Monsanto, qui vend du Roundup depuis 40 ans.

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