Propos machistes de Trump : des femmes témoignent de leurs agressions sexuelles sur Twitter

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HARCÈLEMENT - L'écrivain canadienne Kelly Oxford a appelé les femmes a tweeter leurs expériences de harcèlement sexuel en réaction aux propos machistes et sexistes proférés par Donald Trump dans une vidéo datant de 2005.

Après avoir provoqué la colère de ses adversaires démocrates et l’indignation de ses alliés républicains, Donald Trump fait désormais face à une déferlante de tweets de femmes victimes de harcèlement sexuel. A l’origine de cette initiative, l’écrivain canadienne Kelly Oxford, choquée par la publication de la fameuse vidéo dans laquelle le candidat à la présidence des États-Unis explique crument comment il peut "tout faire aux femmes".

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En réaction à ces propos misogynes et machistes proférés en 2005 à l’occasion de l’enregistrement d’une émission de télévision, Kelly Oxford a décidé de témoigner sur Twitter de l’agression sexuelle qu’elle avait subie à 12 ans. Un "vieux monsieur" lui avait alors fait des attouchements dans le bus. Dans son tweet, l’auteure canadienne appelle les femmes victimes d’abus sexuel à l’imiter, expliquant que les agressions sexuelles ne sont pas "seulement" des statistiques.

Très vite, des centaines de femmes ont imité Kelly Oxford en racontant à leur tour les agressions sexuelles dont elles avaient été victimes. Les réponses sont arrivées au rythme de 50 par minutes pendant 14h, selon la Canadienne. Le hashtag "Notokay", créé pour l'occasion, est même devenu l'un des plus utilisés sur le réseau social américain.

Parmi les femmes qui ont répondu à l'appel, beaucoup ont relaté des faits qui se sont produits lorsqu'elles étaient mineures. "Un coiffeur de 35 ans qui me coupe les cheveux depuis mes 9 ans propose de me raccompagner chez moi en voiture. Il enfonce sa langue dans ma gorge. J'ai 15 ans", témoigne Rachelle.

"L’entraîneur de football m’a peloté les seins pendant le cours de sport alors qu’il montrait au reste de la classe comment bloquer quelqu'un. J’avais 13 ans", raconte Kate.

"Le professeur de sport m'attrape 'par la chatte'. J'ai dix ans", témoigne encore Helen.

Une avalanche de tweets qui ne devrait pas arranger les soucis d'un Donald Trump dans la tourmente, à quelques heures du deuxième débat présidentiel qui l'opposera à sa rivale démocrate Hillay Clinton.

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