Qatar Airways interdit à ses hôtesses de se marier et de tomber enceinte

International

SOIS BELLE ET TAIS-TOI - Si vous souhaitez devenir hôtesse de l'air chez Qatar Airways, restez célibataire et ne tombez pas enceinte. Car dans le cas contraire, vous serez virée. Son patron a eu beau démentir mardi soir les critiques de la Fédération internationale du transport, le mal est fait pour cette compagnie aérienne classée deuxième meilleure au monde.

C'est un bad buzz dont se serait bien passée l'une des compagnies aériennes les plus cotées de la planète. Qatar Airways est accusée de bafouer les droits les plus élémentaires de ses employées féminines.

Embauchée si et seulement si vous êtes célibataire

A l'origine du scandale, des critiques de la Fédération internationale du transport (FIT), organisation syndicale qui regroupe plus de 600 syndicats dans quelque 142 pays, reprises par le quotidien américain The Washington Post. La semaine dernière, la FIT affirmait que Qatar Airways n'avait fait aucun progrès depuis 2013. La compagnie exigeait alors de ses employées femmes d'obtenir "l'autorisation préalable de la compagnie si elles veulent changer d'état civil ou se marier". Les hôtesses de l'air ne pouvaient être embauchées que si elles étaient célibataires et signaient un contrat dans lequel elles s'engageaient à le rester cinq ans.

A LIRE AUSSI >> Lyon : l'incroyable galère des passagers oubliés par leur compagnie aérienne

Dénonçant de "flagrants abus" des droits des travailleurs, la FIT indiquait également que la compagnie se réservait le droit de licencier une employée en cas de grossesse, chose considérée comme une infraction au contrat de travail. "Le traitement des salariés de Qatar Airways va beaucoup plus loin qu'une question de différence culturelle. Quand on en vient au droit des femmes, c'est la pire de toutes les compagnies aériennes", déclarait Gabriel Mocho, secrétaire pour l'aviation civile de la FIT à Reuters.

"Vous ne devriez pas vous plaindre"

"De la foutaise" que de telles accusations. Afin de couper court à la polémique, le patron de la compagnie qatarie a vigoureusement démenti. Akbar al-Baker a affirmé mardi soir sur CNN que tout cela était erroné et que les règles de travail au sein de son entreprise étaient "très progressistes", affirmant que ses quelque 19.000 employés bénéficiaient de "tous les droits requis".

A LIRE AUSSI >> Travail dissimulé : Ryanair condamné en appel à 8,1 millions d'euros

Pourtant, il y a tout juste un an, Akbar al Baker défendait ces mêmes règles qui n'avaient, selon lui, rien de dérangeant. "Si vous postulez à un emploi chez Qatar Airways, nous vous donnons un document qui indique les règles et règlements. Si vous, en tant qu'individu adulte, acceptez ces conditions, alors vous ne devriez pas vous plaindre". Une polémique qui pourrait bien entacher la réputation de la compagnie, élue l'année dernière deuxième meilleure au monde.

A LIRE AUSSI
>>
Richard Branson en hôtesse de l'air après avoir perdu un pari
>>  Twinjet, la compagnie aérienne qui monte
>> Confort, bagages, propreté... Les compagnies aériennes que vous préférez

Lire et commenter