Qatar : un salaire minimum (enfin) mis en place pour les travailleurs

Qatar : un salaire minimum (enfin) mis en place pour les travailleurs

CHANGEMENT - Très critiqué pour son traitement des travailleurs immigrés qui travaillent sur les chantiers de la Coupe du Monde 2022, le Qatar a annoncé vouloir instaurer un salaire minimum pour les travailleurs.

Le Qatar, organisateur du Mondial 2022 de football, très largement critiqué pour son traitement des ouvriers immigrés, va mettre en place un salaire minimum pour les travailleurs, a indiqué mercredi l'agence officielle du pays. Pour l'heure, aucun détail sur le montant du salaire minimum, ni même la date de son entrée en vigueur n'a été fournie. Toutefois, l'annonce a suscité des réactions positives dans les milieux syndicaux (en anglais) habituellement critiques à l'égard du riche émirat gazier.

La Qatar News Agency a également annoncé que l'émirat avait signé des accords bilatéraux avec 36 pays dont il tire une grande partie de ses quelques 2 millions de travailleurs étrangers, en vue de leur fournir une protection juridique. Ces annonces interviennent juste avant le début ce jeudi d'une réunion cruciale de l'Organisation internationale du travail (OIT), qui pourrait voir cette agence de l'ONU lancer une enquête officielle sur le sort des travailleurs migrants au Qatar.

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Des réformes à marche forcée

Le Qatar a été épinglé à plusieurs reprises par des ONG et des syndicats sur les conditions des travailleurs, notamment sur les chantiers de construction du Mondial qu'il doit accueillir en 2022. Ce pays a déjà adopté, sous la pression internationale, des réformes destinées à améliorer les conditions des travailleurs immigrés employés sur les chantiers des stades de la compétition.

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Qatar : une stratégie diplomatique par le football

En décembre 2016, le Qatar a annoncé la fin du système de parrainage controversé, la "kafala", considéré comme la cause de tous les abus contre les travailleurs migrants dans ce pays. En vertu de ce système, tous les travailleurs étrangers doivent avoir un "parrain" local -individu ou entreprise- et obtenir une autorisation de sa part pour changer d'emploi ou quitter le pays d'accueil.

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