Quand les tweets de Donald Trump affolent les marchés financiers

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La présidence Donald Trump

FINANCE – Depuis son élection à la présidence des Etats-Unis, Donald Trump a plusieurs fois eu un impact direct, positif ou négatif, sur les cours de la bourse. En cause ? Des tweets parfois trop explicites. Dernier exemple en date, celui de General Motors ce mardi.

Donald Trump n’est définitivement pas un (futur) dirigeant comme les autres. Alors qu’il n'entrera officiellement en fonction que le 20 janvier prochain, le milliardaire américain fait déjà tourner la tête des marchés financiers. Et pour cause : depuis son élection, le futur locataire de la Maison-Blanche a plusieurs fois eu un impact direct, positif ou négatif, sur les cours de la bourse. La raison ? Des tweets parfois trop explicites. 

General Motors, Lockheed Martin, ExxonMobil, SoftBank : en à peine un mois, ces quatres mastodontes ont tous été impactés par l'irréfrénable tendance du président-élu à régler les situations en 140 caractères. 

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La journée en zigzag de General Motors

Dernier exemple en date, celui, le 3 janvier, de General Motors. Plutôt en hausse à l'ouverture de la Bourse de New York en ce jour de reprise, l'action du groupe automobile se met à dévisser en milieu de matinée après un message de Donald Trump critiquant GM pour la vente aux Etats-Unis de voitures construites au Mexique. Quelques heures après le tweet : 250 millions de dollars sont partis en fumée. 

Mais General Motors ne se laisse pas faire et réagit en affirmant que le modèle mis en cause par le futur chef d'Etat est en fait bel et bien fabriqué sur le territoire américain, dans l'Ohio. Bien lui en a pris, la spirale financière négative est enrayée et, au final, l'action termine même en hausse de près de 1%. 

À noter que cette passe d'armes aura tout de même fait quelques "dégâts" collatéraux. Après les attaques de Trump contre son concurrent, Ford a en effet annoncé l'annulation de la construction d'une usine au Mexique, précisant que les 1,6 milliard de dollars prévus pour l'opération seraient réaffectés à des investissements aux Etats-Unis. 

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Trois milliards de dollars de perdus pour Lockheed Martin

Le 12 décembre, Donald Trump s’en prend au coût du programme F-35, du nom de l’avion de chasse américain haut de gamme actuellement en développement. Il explique ainsi que "des milliards de dollars pourront et seront économisés sur les dépenses militaires (et autres) après le 20 janvier (date de son arrivée effective au pouvoir, ndlr)". 

Dans la foulée de la publication du message, l’action du constructeur Lockheed Martin s’effondre de 3%. Bilan : trois milliards de dollars de capitalisation boursière partis en fumée.

ExxonMobil bondit de 2% grâce à la rumeur Rex Tillerson

Un jour plus tôt, le 11 décembre, le président-élu évoque simplement le nom du patron d’ExxonMobil, Rex Tillerson, comme possible chef de la diplomatie de son futur gouvernement. "Que je le choisisse ou non pour les Affaires étrangères, Rex Tillerson, PDG d’ExxonMobil, est un homme d’affaires de classe mondiale. Restez branchés", écrit alors Donald Trump. 

Aussitôt après l’envoi de son message, le cours du titre du géant pétrolier s’envole de plus de 2%, ce qui représente quelque 6 milliards de dollars de capitalisation. 

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Le groupe japonais SoftBank lui dit merci

 Le 6 décembre, Donald Trump se réjouit de l’annonce faite par la holding japonaise SoftBank d’un investissement massif dans l’économie américaine. "Masa (du nom du président de SoftBank Masayoshi Son, ndlr) du Japon a accepté d’investir 50 milliards de dollars aux Etats-Unis vers les entreprises et de créer 50.000 nouveau emplois", lâche-t-il sur le réseau social. 

Immédiatement après ce tweet, le cours de l’action de la société japonaise prend plus de 12% à la Bourse de Tokyo, soit quelque 900 millions de dollars. 

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