Quatre ans d'invectives en 280 caractères : retour sur les tweets les plus marquants du président Trump

Quatre ans d'invectives en 280 caractères : retour sur les tweets les plus marquants du président Trump

FIN DE RÈGNE - Sobriquets, insultes, vidéo-montages... Donald Trump avait fait de Twitter, dont il est désormais suspendu, son canal de communication favori avec son compte @realDonaldTrump. Retour sur ses tweets les plus marquants.

Twitter divorce de Donald Trump. Le président sortant a perdu "définitivement" vendredi 8 janvier 2020 son principal canal d’expression, ce compte suivi par plus de 88 millions de personnes. Probablement sans le savoir, il a tiré sa révérence en annonçant faire l'impasse sur la prestation de serment de son successeur, Joe Biden. "A tous ceux qui ont demandé, je n'assisterai pas à la cérémonie d'investiture le 20 janvier" avait-il alors tweeté. 

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Ce dernier message, lourd de symbole, restera le dernier de son compte personnel.  trois autres messages postés par la suite sur le compte officiel "Potus" ont été effacés par la plateforme. Ils marquent la fin d'une idylle entre le président sortant et le réseau social, devenu au fil du temps son meilleur ami. Donald Trump en avait fait un outil de communication hors pair dont il a toujours justifié l’usage abrasif comme unique moyen de contourner des médias présentés comme unanimement hostiles. Ses provocations faisant florès pour enflammer les réseaux sociaux, on peut affirmer sans trop se hasarder que, sans Trump, Twitter ne sera plus jamais Twitter. Voici ses tweets les plus marquants.

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"Fake News!"

Au pouvoir depuis quelques mois, le milliardaire républicain publie en juillet 2017 un montage vidéo le montrant terrassant un homme, au visage remplacé par le logo de la chaîne CNN. La publication est partagée des centaines de milliers de fois.

A coup de tweets, le président dénoncera tout au long de son mandat les "Fake News!" qu'il accuse de mener une "chasse aux sorcières".

"Plus gros bouton" que Kim

Deuxième année de la présidence Trump. Kim Jong Un prévient lors de son discours du Nouvel an 2018 qu'il a un "bouton nucléaire" sur son bureau. Il y exprime néanmoins aussi un intérêt pour le dialogue. Furieux, Donald Trump se fend alors d'un tweet contre celui qu'il surnomme "Little Rocket Man" ("petit homme-fusée") :

"Le leader nord-coréen Kim Jong Un vient de dire qu'il 'a un bouton nucléaire sur son bureau à tous moments.' Informez-le que moi aussi j'ai un bouton nucléaire, mais il est beaucoup plus gros et plus puissant que le sien, et il fonctionne !".

Plus tôt, en septembre 2017, Trump avait publié un message virulent sur son meilleur ennemi : "Je viens d'entendre le ministre de la Corée du Nord parler à l'ONU. S'il se fait l'écho des pensées de Little Rocket Man, ils ne feront pas long feu !" 

A cette époque, des internautes américains ont accusé leur président d'adopter une attitude dangereuse et de contrevenir aux règles de Twitter, qui interdit les "menaces violentes" et les "comportements haineux" et interpellé le réseau social. Twitter avait alors justifié sa décision de ne pas supprimer le message incriminé par les internautes : "Parmi les choses prises en considération, il y a "la valeur informative" et si un tweet est d'intérêt public", indiquait alors Twitter sur son compte (voir le tweet ci-dessous).

"Joe l'Endormi", "Nancy la Folle", "Hillary-la-crapule"...

Tout au long de sa présidence, Donald Trump a utilisé Twitter pour ridiculiser ses adversaires et développer pour eux les sobriquets des plus moqueurs :

Le futur président, Joe Biden? "Sleepy Joe" (Joe l'Endormi). 

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi ? "Crazy Nancy" (Nancy la Folle). 

Adam Schiff, procureur en chef de sa procédure de destitution ? "Shifty Schiff" (Schiff le Fourbe) 

Elizabeth Warren, candidate démocrate malheureuse à la présidentielle est affublée du surnom "Pocahontas", en référence à ses origines amérindiennes.

Quant à Donald Trump et Hillary Clinton, le peu de respect mutuel que se vouaient les deux anciens adversaires à l’élection présidentielle de 2016 n’est plus à démontrer. Au-delà de leurs nombreux désaccords politiques, ils s’envoyaient régulièrement des piques acérées, par tweets interposés. Sous la menace d’une procédure de destitution en 2019, il avait déclaré : "Je pense que Hillary-la-crapule devrait se lancer dans la course et ravir la nomination à Elizabeth Warren la super gauchiste". 

"Ne me tente pas", lui avait répondu du tac-au-tac l’ancienne secrétaire d’État. "Fais ton boulot."

En revanche, pour parler de lui-même, Donald Trump se qualifie de "génie extrêmement stable".

Le président sortant Donald Trump a accusé vendredi Twitter de "museler la liberté d'expression", après que le réseau social a suspendu son compte de façon permanente.

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