Que font deux bombardiers russes près des côtes anglaises ?

Que font deux bombardiers russes près des côtes anglaises ?

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GUERRE FROIDE - Ce mercredi, deux avions militaires russes ont été surpris le long des côtes anglaises. Une virée aérienne aux portes de l’OTAN, où beaucoup voient une nouvelle provocation.

Des bombardiers russes aux portes de l’OTAN. Le ministère de la Défense britannique a confirmé que la Royal Air Force a dû escorter mercredi vers 18h30 deux avions de guerre russes qui volaient au large des côtes britanniques. Des appareils Tu-95, dits "Bears", conçus à l’époque soviétique et capables de transporter de l’armement nucléaire.

"Les avions russes ont été escortés par la Royal Air Force jusqu’à ce qu’ils soient hors de la zone d’intérêt au Royaume-Uni. À aucun moment, l’avion militaire russe n’a pénétré dans l’espace aérien britannique", a constaté un porte-parole de l’armée britannique, relayé par la presse anglaise .

Relations tendues

Une incursion qui n’a rien de nouveau. Lundi, c’est un navire de guerre russe, équipé de missiles, canons et torpilles, qui a été intercepté dans la Manche par la marine britannique. Et début février, deux bombardiers russes ont déjà été escortés par la RAF et un avion de l’armée française, alors qu’ils longeaient l’espace aérien norvégien.

Alors pourquoi ces avions de guerre viennent-ils de Russie pour flirter avec les frontières de la zone OTAN, sans jamais y pénétrer ? La réponse tient en un mot : la provocation. Le 8 février, le ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian ironisait sur ces incursions , évoquant une "présence un peu intempestive d’avions venus se promener à proximité de nos côtes". Une boutade qui ne dissimule pas des relations de plus en plus tendues entre la Russie et l’OTAN, depuis le conflit en Ukraine. Et comme le prouve cette nouvelle incursion, mercredi, l’accord de cessez-le-feu négocié avec la France et l’Allemagne ne semble pas avoir changé la donne. En début de semaine, Michael Fallon, le secrétaire à la Défense britannique a déclaré que l’OTAN devait se préparer à riposter contre l’agression russe, car elle représente un "danger réel et présent".

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