Agressions sexuelles : après l'affaire Weinstein, près de 500 signalements enregistrés à Montréal en trois semaines

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Hollywood : le scandale Harvey Weinstein

TÉMOIGNAGES - En un peu moins de trois semaines, la police de Montréal, au Québec (Canada), a enregistré quelque 463 appels sur sa ligne téléphonique dédiée exclusivement au recueil de témoignages de harcèlement sexuel. Plusieurs ont donné lieu à l'ouverture de dossiers pour agressions sexuelles.

Trois semaines et 463 appels. C'est le bilan enregistré par la police de Montréal, au Québec, après l'ouverture d'une ligne téléphonique dédiée au harcèlement sexuel suite à l'affaire Harvey Weinstein. Sur ces presque 500 appels reçus, "98 ont résulté en ouvertures de dossiers d'agressions sexuelles", a précisé le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) dans un communiqué publié lundi. 

Le Canada est lui aussi impacté par la vague de dénonciations et de solidarité qui a pris une large ampleur sur les réseaux sociaux depuis les révélations sur les agissements du producteur américain Harvey Weinstein. Un scandale qui a notamment encouragé plusieurs comédiennes et animatrices québécoises à livrer des témoignages dans les médias La Presse et Le Devoir qui mettent en cause l'animateur Eric Salvail, et le producteur Gilbert Rozon.

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Tout savoir sur l'affaire Gilbert Rozon

Ces révélations et accusations d'agressions sexuelles ont grandement secoué l'industrie du divertissement au Québec. L'animatrice Julie Snyder a même décidé de porter plainte contre Gilbert Rozon. Ce dernier, de même qu'Eric Salvail, ont été suspendus de leurs émissions respectives. Une situation qui avait incité la police de Montréal à ouvrir une ligne téléphonique afin d'encourager les victimes de harcèlement ou d'agressions sexuelles à témoigner. 

"Le récent mouvement de dénonciations d'agressions sexuelles et, plus largement, d'actes à caractère sexuel a pris énormément d'ampleur" à Montréal, le mois dernier, a souligné dans son communiqué le SPVM. Après les nombreux témoignages publiés dans les médias, Philippe Pichet, chef de la police de Montréal, avait invité les victimes à porter plainte auprès de ses services, promettant sur Twitter que ces plaintes seraient traitées "avec le plus grand professionnalisme". 

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Le Service de police de la ville de Montréal a toutefois décidé de suspendre lundi cette ligne téléphonique dédiée au harcèlement suite à "une importante baisse" des appels reçus depuis la fin du mois d'octobre.

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