Quelle est la meilleure blague d'Obama lors de tous ses "one-man-show" annuels ?

Quelle est la meilleure blague d'Obama lors de tous ses "one-man-show" annuels ?

SHOW – Barack Obama a participé samedi 30 avril à son dernier gala des correspondants de la Maison-Blanche, ce rendez-vous annuel où le président américain doit faire rire la galerie en revenant sur l'actualité du moment. L'occasion pour metronews de sélectionner la meilleure vanne de chacun des discours qu'il a prononcés depuis sa première élection, en 2008.

"Il a passé des années à rencontrer des dirigeants du monde entier comme Miss Suède, Miss Argentine, Miss Azerbaïdjan…" Pour sa dernière prestation lors du traditionnel dîner de gala annuel des correspondants de la Maison Blanche, Barack Obama n'a pas manqué d'égratigner Donald Trump en raillant le manque d'expérience internationale de celui qui s'est illustré en présidant de nombreux concours de beauté.

Mais c'est surtout un geste, en conclusion de son discours, qui marqué les esprits : un “Mic Drop” (lâcher de micro) à la manière des rappeurs, accompagné des mots "Obama out", avec lequel le président sortant a une nouvelle fois fait étalage de sa "cool attitude".  

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Tacler ses rivaux républicains lors de ce rendez-vous mondain, mais aussi ses camarades de parti ou lui-même, Barack Obama y a excellé chaque année depuis sa première élection en 2008. Tour d'horizon des bons mots à retenir de ses "stand-ups" présidentiels.

2009
Après avoir débuté son premier discours des correspondants en disant qu'il n'avait "aucune envie d'être là", et que cet exercice humoristique était "encore un problème hérité" de son prédécesseur George Bush", Barack Obama avait tourné en dérision ses rapports avec Hillary Clinton, son ancienne rivale lors de la primaire démocrate. Alors que la grippe porcine sévissait en particulier au Mexique, foyer de l'épidémie, il avait lancé à l'adresse de sa nouvelle secrétaire d'Etat : "Aujourd'hui, on ne pourrait être plus proches l'un de l'autre. Au point que, tout juste revenue du Mexique, elle m'a pris dans ses bras, elle m'a fait une grosse bise et m'a dit que je devrais y aller."

► 2010
Le principe de ce dîner très mondain, c'est aussi de se moquer de soi-même. Ce qu'Obama avait fait en 2010 en déclarant, un an après avoir reçu le prix Nobel de la Paix, qu'il avait eu "eu son lot de déceptions l'année dernière" : "Je voulais le Nobel de physique. Mais on ne peut pas tous les gagner…"

 2011
Cette année-là, c'est déjà de Donald Trump, qui réfléchissait alors à se présenter aux primaires républicaines de 2012, que Barack Obama s'était moqué. Le milliardaire venait de s'illustrer en reprenant à son compte la théorie "nativiste" selon laquelle Obama n'était pas né aux Etats-Unis et ne pouvait donc être élu président. Après être entré sur scène au son de la chanson "Real American" ("Vrai Américain"), l'hôte de la Maison-Blanche avait annoncé être en mesure de montrer la vidéo de sa venue au monde, avant de projeter… la scène d'ouverture du "Roi lion" de Disney. Concluant ensuite : "Maintenant que la polémique sur ma naissance est close, Donald Trump va pouvoir recommencer à s'intéresser aux questions importantes telles que : avons-nous vraiment conquis la lune ? Que s'est-il passé à Roswell en 1947 ?"

 2012
Pour l'édition 2012, c'est Mitt Romney, son futur adversaire pour l'élection présidentielle, que Barack Obama avait pris un malin plaisir à taquiner. Celui que les Républicains venaient d'investir candidat étant (lui aussi déjà) richissime, Barack Obama avait assuré qu'il avait récemment "vu le film Hunger Games" dans lequel des adolescents soutenus par des "sponsors richissimes" s'entretuent jusqu'à ce qu'il n'y ait plus qu'un seul survivant. "Cela n'a pas dû le dépayser", s'était-il amusé dans une allusion aux primaires républicaines.

► 2013
La chaîne d'information CNN en a elle aussi pris pour son grade. Au centre d'une polémique après avoir diffusé une fausse information sur l'identification d'un suspect dans l'enquête sur les attentats de Boston, Barack Obama s'était payé sa tête en 2013 : "Je sais que CNN a connu quelques revers récemment. Mais j’admire l’application qu’ils mettent à rapporter l’ensemble des informations relatives à une affaire. Juste au cas où l’une d’entre elles se révélerait exacte", avait-il lancé.

► 2014
Très à l'aise dans l'autodérision, Barack Obama était revenu en 2014 sur les débuts catastrophiques de sa grande réforme de l'assurance maladie, marquée par les bugs techniques du site internet "healthcare.gov" où les Américains devaient s'inscrire  : ""En 2008, mon slogan était Yes We Can! En 2013, mon slogan était Ctrl+Alt+Sup !".

 2015
L'an dernier, Barack Obama avait fait un carton en se mettant en scène au côté d'un faux "traducteur de colère noire", chargé d'expliquer tout haut aux téléspectateurs ce que lui, président, ne pouvait dire, le tout en jouant sur le cliché du "Angry black man" (le noir en colère). Tandis qu'Obama déroulait des banalités, son assistant avait par ainsi, par exemple, traduit ses mots en lançant à l'auditoire un tonitruant : "Serrez vos petites fesses blanches !"

EN SAVOIR + >> Clinton dans Game of Thrones, Ted Cruz en Galilée : Obama se lâche au dîner des correspondants

 

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