Le Sénat américain confirme sa nomination : qui est Christopher A. Wray, le nouveau patron du FBI ?

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CHAISE MUSICALE - Le Sénat amércain a confirmé mardi la nomination de Christopher Wray à la tête du FBI. Ancien du gouvernement de George W. Bush, il suscite autant la confiance que l'inquiétude.

Il est le nouvel homme fort de l'administration Trump. Christopher A. Wray, juriste brillant et ancien du gouvernement Bush, succède à James Comey, le super flic, brutalement limogé en mai dernier par le président des États-Unis après le scandale de l'affaire Michael Flynn, un ex-conseiller suspecté d'être mêlé aux supposées ingérences russes dans la présidentielle 2016. 

Sitôt limogé, sitôt remplacé : c'est Christopher A. Wray, un homme anciennement dirigé par Comey, qui prend donc la place du calife du FBI. Tout d'abord nommé par Trump, sa nomination a été validée ce mardi par le Sénat. Un homme brillant, discret, spécialiste du droit et, surtout, habitué des arcanes de la politiques américaine car ancien membre du gouvernement Bush sans pour autant être étiquetté. Présentation. 

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Associé d'un cabinet d'avocats qui défend les intérêts du groupe immobilier Trump

Christopher A. Wray est un juriste brillant relativement peu connu. Né en 1967 à New York, il est issu d'une famille comptant de nombreux juristes. Diplômé de la faculté de droit de Yale en 1992, il a aussi été rédacteur en chef du Yale Law Journal, une fonction réservée à l'élite des étudiants. Dans la veine de ses études, Wray est associé du cabinet d'avocats international King and Spalding : un cabinet spécialisé qui représente des centaines de clients dont des grandes entreprises à gros capitaux. Parmi elles ? Le groupe immobilier Trump et certaines qui sont en affaire avec des groupes russes. 

Avant le privé, Christopher Wray a travaillé pour la gouvernement en 1997. Il a dirigé de 2003 à 2005 la division pénale du ministère américain de la Justice. Il s'est alors spécialisé dans la délinquance en col blanc, notamment des dossiers de fraudes financières d'entreprises. Il se voit aussi confier la supervision des investigations sur le géant de l'énergie Enron, qui fit faillite après de graves manipulations comptables. A cette époque, Wray a travaillé directement sous les ordres de James Comey. Il aurait même soutenu son patron en 2004 lors d'un épisode tendu durant lequel le ministre de la Justice de l'époque, John Ashcroft, était hospitalisé.

Le président Bush avait tenté de profiter de la faiblesse de M. Ashcroft pour lui faire parapher une mesure controversée autorisant des écoutes téléphoniques sans mandat judiciaire. Opposé à cette mesure, James Comey, qui officiait comme Attorney general par intérim, avait mis sa démission dans la balance et Wray lui aurait alors assuré sa loyauté.

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En réalité, le futur chef du FBI avait rejoint les services de la justice dès mai 2001, quelques mois avant le 11-Septembre. Après les attentats, il a été amené à défendre les mesures controversées qui ont été prises, comme la détention prolongée d'étrangers considérés comme suspects potentiels. 

Une nomination questionnée par l'organisation de défense des libertés

L'ACLU, grande organisation de défense des libertés a, de son côté, émis de lourdes réserves dès la nomination de Wray officialisée. Elle a estimé que le futur chef policier devrait gagner la confiance des Américains étant donné son passé marqué par ses "activités partisanes", "le travail de son cabinet d'avocats en faveur de la famille Trump" ainsi que ses "connections à certaines des notes juridiques les plus illégales sur les programmes de torture de l'ère Bush".

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