Qui est George Lombardi, l’ami de Trump que Marine Le Pen a rencontré à New-York ?

PORTRAIT – Intime et voisin du président-élu, George "Guido" Lombardi a reçu Marine Le Pen, son amie, jeudi à la Trump Tower de New-York. LCI vous présente cet homme d’affaires se disant proche de nombreux dirigeants de la droite populiste européenne et conseiller officieux du milliardaire.

Il rêve de créer des ponts entre les mouvements de la droite populiste européenne et Donald Trump. Intime et voisin du président-élu, George "Guido" Lombardi, homme d’affaires italo-américain, a reçu Marine Le Pen, son amie depuis plus de 20 ans,  jeudi à la Trump Tower, à New-York. C’est lui qui, sur une photo où la présidente du Front National (FN) est vue en train de prendre un café, se trouve aux côtés de cette dernière. 


"Elle (Marine Le Pen, ndlr) m'a appelé il y a trois ou quatre jours pour me dire qu'elle avait besoin de repos et qu'elle avait l'intention de venir à New York ", raconte à nos confrères de Paris-Match celui que le représentant du FN aux Etats-Unis, Denis Franceskin, qualifie comme un membre à part entière du "réseau" Trump. 


"Depuis longtemps, des Français basés ici me disent qu'ils veulent la rencontrer et la soutenir financièrement", poursuit-il. "Donc j'ai réuni 35 personnes à la maison. (…) C'était très sélect. Parmi les participants, il y avait des banquiers, des gens qui habitent dans la Trump Tower, d'autres qui travaillent aux Nations-Unies. Les invités venaient d'Asie, d'Amérique du Nord, d'Europe, d'Inde et d'Israël." 

Intermédiaire autoproclamé entre Trump et la droite européenne

À l’instar de Marine Le Pen, George Lombardi affirme être proche de nombreux dirigeants de partis et mouvements populistes en Europe, avec qui il s’affiche volontiers sur Twitter ou sur son site internet personnel. Dans un portrait que lui consacrait Politico en mai dernier, assurant "être en contact avec absolument tout le monde", il expliquait ainsi avoir été sollicité durant sa campagne par le Premier ministre hongrois Viktor Orban, mais aussi par des figures du FPÖ autrichien, de la Ligue du Nord italienne et par certains membres des Républicains français - sans préciser de noms. 

Quand il y a une demande de haut niveau, je la transmetsGeorge "Guido" Lombardi, intermédiaire autoproclamé de Donald Trump

"Quand il y a une demande de haut niveau, je la transmets", indiquait-il encore à Politico, s’autoproclamant comme un intermédiaire du futur locataire de la Maison-Blanche. "Ça peut être à Eric [Trump], ça peut être à quelqu'un d'autre. Ca peut-être à Donald lui-même. Ça dépend de qui, et ce que c’est." Mais, du propre aveu de Lombardi, le président-élu n'a finalement rencontré presque personne. 

À la tête d’une cellule officieuse opérant sur les réseaux sociaux ?

Outre son rôle de lien avec les populistes européens, que Donald Trump préfère pour l’instant éviter – à l’exception du britannique Nigel Farage rencontré plusieurs fois – comme le rappelle Politico, George Lombardi dit aussi avoir été un conseiller officieux du milliardaire, un homme de l’ombre. "En juin 2015, j’ai dit à Donald : 'J’aimerais pouvoir aider'", confie-t-il encore au média américain, ajoutant avoir proposé de prendre en charge les "médias non-officiels". 


Dans le détail, Lombardi explique avoir été – officieusement – à la tête d’une sorte de "guérilla" opérant sur les réseaux sociaux, dont l’objectif était d’amplifier la portée du message du candidat sur Internet. Selon lui, de nombreux sites et pages Facebook devaient alors relayer les propos de Donald Trump. Proposera-t-il ces mêmes services à Marine Le Pen ? Rien n’est moins sûr, même si, selon lui, la dirigeante du FN, qui "a le même programme, les mêmes objectifs et le même électorat" que le prochain président américain, est "la Trump française".

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