Qui sont ces Français partis faire le djihad en Syrie ?

Qui sont ces Français partis faire le djihad en Syrie ?

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SYRIE - Les services de renseignement se disent préoccupés par un afflux massif de ressortissants français partis mener la guerre sainte en Syrie. Une douzaine de mineurs seraient également concernés par cette radicalisation. Metronews fait le point sur leur profil.

Pour Manuel Valls, c'est "le plus grand danger auquel nous devons faire face dans les prochaines années." Le ministre de l'Intérieur n'a pas mâché ses mots, dimanche, sur Europe 1 pour qualifier l'afflux de djihadistes français vers la Syrie depuis le début du conflit en mars 2011 . Douze mineurs auraient même été recensés parmi les combattants djihadistes, déjà présents sur le front ou en transit via la Turquie.

Qui sont les djihadistes français ?
Selon les estimations des autorités, près de 250 Français seraient actuellement présents en Syrie. Une centaine seraient en transit, 76 seraient revenus et 21 auraient déjà péri dans les combats. Leurs profils sont très variables : si certains ont reçu une éducation musulmane, d'autres se sont convertis et se sont radicalisés à l'âge adulte. Tous les djihadistes ne sont pas forcément issus de l'immigration maghrébine, à l'image de deux demi-frères originaires de Toulouse, Jean-Daniel et Nicolas, âgés de 22 et 31 ans et morts dans les combats en juillet et décembre 2013.

Une douzaine de mineurs concernés
C'est le plus inquiétant : une douzaine de mineurs se sont rendus en Syrie ou ont voulu s'y rendre. Début janvier, deux jeunes de 15 ans originaires de Toulouse , dont un encore non-pratiquant il y a quelques mois, ont quitté leur domicile familial. D'après les services de renseignement, les deux garçons seraient probablement encore en Turquie, pays frontalier de la Syrie. Il y a tout juste un mois, un jeune de 17 ans originaire de Mantes-la-Jolie, en région parisienne, a lui aussi tout quitté pour faire le djihad en Syrie. Repéré un moment en Turquie, il aurait déjà passé la frontière.

Comment sont-ils enrôlés ?
D'après les services de renseignement, la plupart des combattants français sont recrutés via des sites internet radicaux ou les réseaux sociaux, mais rarement dans les mosquées. Le père d'un des jeunes Toulousains de 15 ans affirme par ailleurs au Parisien n'avoir pas remarqué la radicalisation de son fils, enrôlé par un camarade de classe rencontré au mois d'octobre. Certains observateurs pointent du doigt le malaise d'une partie de la jeunesse française, au profil psychologique fragile et influençable. D'autres notent aussi les discours de plus en plus affûtés des groupuscules extrémistes pour endoctriner leurs nouvelles recrues.

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