Référendum en Catalogne : le président catalan veut une "médiation" avec Madrid

ESPAGNE – La police a procédé ce samedi à la fermeture de plus de la moitié des écoles où des bureaux de vote devaient être installés. Un peu plus tôt, les autorités se sont rendues dans un centre informatique catalan afin d'empêcher le vote électronique. Suivez avec nous les derniers développements.

La Catalogne sous tension. Les autorités catalanes restent déterminées à organiser leur consultation dimanche malgré son interdiction par la justice, après des années de conflit avec le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy qui refuse de laisser cette riche région du nord-est de l'Espagne décider seule de son avenir. Voici le point sur la situation ce samedi.

L'appel à la médiation du président séparatiste catalan

Le président séparatiste catalan Carles Puigdemont a demandé samedi une médiation. "Nous devons exprimer une volonté claire de disposer d'une médiation quel que soit le scénario, que le oui l'emporte ou le non", a-t-il déclaré. Sans adresser son message à une institution en particulier, il évoque spécialement l'Union européenne. "Celui qui acceptera de se charger de cette médiation sait qu'il pourra compter sur la volonté de la partie catalane d'y participer et de dialoguer... et à partir de ce moment là une attitude active de suivi et d'intérêt de la part de l'Union européenne serait logique", a-t-il ajouté. Dimanche, "ce qui n'arrivera pas, c'est que nous rentrerons chez nous et renoncerons à nos droits... Le gouvernement a tout prévu pour que tout se déroule de manière normale", a aussi déclaré Carles Puigdemont en demandant aux Catalans d'éviter toute violence.

Des bureaux de vote fermés par la police

L'exécutif régional catalan avait annoncé vendredi que 2.315 bureaux de vote seraient ouverts pour les 5,3 millions d'électeurs de Catalogne. Sur ce total, "1.300 ont déjà été mis sous scellés" par la police catalane, les Mossos d'Esquadra, a annoncé samedi matin le représentant du gouvernement en Catalogne, Enric Millo. Ce dernier a précisé que 163 de ces bureaux étaient occupés pacifiquement par des militants qui pourront sortir, mais que personne ne pourra plus y entrer. Et il a reconnu que d'autres bureaux pouvaient être occupés parmi le millier qui restent à mettre sous scellés.

Un centre informatique fermé

La Garde civile est intervenue au centre de télécommunications du gouvernement régional, coupant les connexions avec les bureaux de vote, les systèmes informatiques de décompte des voix et un logiciel qui aurait permis un vote en ligne.

Des manifestations anti-référendum

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Madrid, et en moins grand nombre à Barcelone et dans d'autres grandes villes, pour défendre l'unité de l'Espagne. Devant la mairie de la capitale, dans une marée de drapeaux espagnols, les opposants au référendum ont scandé "la Catalogne, c'est l'Espagne" ou "Vive l'Espagne".

Des occupations pacifiques

Des occupations pacifiques ont débuté vendredi soir dans des dizaines d'écoles, avec comme objectif de les maintenir ouvertes pour qu'elles puissent servir de bureaux de vote dimanche. Les parents d'élèves jouent sur le "droit à organiser des activités" extra-scolaires comme des pique-niques. Depuis vendredi soir, les Mossos d'Esquadra rendent visite aux groupes occupant les écoles pour les informer qu'ils devront en sortir avant 6h dimanche.

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24H PUJADAS - Carles Puigdemont, l'homme qui fait trembler l'Europe

Regardez l'interview de Carles Puigdemont, président de la Généralité de Catalogne, par David Pujadas sur LCI.

Des centaines de policiers mobilisés

Le gouvernement central a envoyé en renfort quelque 10.000 policiers en Catalogne. Les policiers ont néanmoins reçu l'ordre de ne pas recourir à la force.

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