Rescapé de la fusillade en Floride, un lycéen victime de cyberharcèlement

Rescapé de la fusillade en Floride, un lycéen victime de cyberharcèlement

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INTERNET - Figure de proue du mouvement anti-armes suite à la tuerie de Parkland, David Hogg est depuis harcelé sur les réseaux sociaux. Le lycéen de 17 ans est notamment accusé d’être un acteur payé par les médias pour relayer certains discours.

Il a échappé aux balles de la fusillade de Parkland pour se retrouver sous le feu nourri des réseaux sociaux. David Hogg, 17 ans, est parvenu à se cacher avec plusieurs de ses camarades dans une pièce du lycée Marjory Stoneman Douglas lors de la tuerie du 14 février (17 morts). Rapidement mis en avant par les médias américains pour son discours sur le contrôle des armes, il avait notamment délivré une interview remarquée à CNN.

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Des messages publiés sur les réseaux sociaux l'ont toutefois désigné ensuite comme un pantin à la solde de CNN. Le site Infowars, habituel relai des théories du complot, avance ainsi que David Hogg a été entrainé par le média et choisi pour jouer les "acteurs de crise" au service des progressistes. Une thèse rapidement reprise sur les réseaux sociaux, comme en témoigne une publication repérée par Le Monde, où il est écrit, trombinoscope à l’appui, que "David Hogg n’était pas au lycée de Parkland. J’étais à l’école avec lui à Redondo Shores en Californie et nous avons eu notre diplôme en 2015. [...] Il a toujours voulu travailler pour CNN et devenir un acteur".

Un lycéen de Parkland y répond avec humour que David Hogg est arrivé de Californie en première année et n’y est jamais retourné. "J’ai travaillé avec lui sur de nombreux projets TV et il n’est pas un bon acteur", poursuit-il.

Sur Youtube, une vidéo présentant le jeune lycéen comme un acteur a été placée par erreur en tête des sujets tendances mercredi matin. La plateforme l’a rapidement retirée, après 200 000 vues.


La campagne de déstabilisation a pris de l’ampleur lorsque Donald Trump Junior, le fils du président, a "liké" ce mardi deux tweets du site Gateway Pundit, qui explique que les lycéens sont "utilisés comme des outils politiques par l’extrême gauche pour faire avancer sa rhétorique anti-conservatrice et anti-armes". Des "likes" qui n'apparaissaient plus sur son compte Twitter au moment de la rédaction de cet article, mais dont des captures d'écran ont été prises.


Face à ces attaques, David Hogg a réagi en déclarant sur CNN : "Je ne suis pas un acteur de crise, je suis quelqu’un qui a dû assister à tout cela et qui subit tout cela". Selon le Washington Post, sa famille aurait reçu des menaces de morts sur internet.

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