Pays-Bas : le parti du Premier ministre sortant Mark Rutte en tête des législatives

Pays-Bas : le parti du Premier ministre sortant Mark Rutte en tête des législatives

ÉLECTION - Le parti libéral du Premier ministre néerlandais sortant, Mark Rutte, est arrivé en tête des élections législatives, selon des sondages réalisés à la sortie des urnes. Les libéraux détiendraient 35 des 150 sièges de la chambre basse du parlement.

Mark Rutte peut crier victoire. Le Premier ministre sortant des Pays-Bas voit son parti dominer les élections législatives. Selon des sondages réalisés à la sortie des urnes, le parti libéral bénéficierait de 35 des 150 sièges de la chambre basse du parlement. D66, formation de centre gauche, gagnerait de son côté 27 sièges, tandis que 17 reviendraient au Parti pour la liberté PVV, mené par le député anti-islam Geert Wilders.

Les principales formations, dont celle du Premier ministre sortant, ont d'ores et déjà fait savoir qu'elles ne formeraient pas de coalition avec ce parti, à cause des propos de Geert Wilders "sur l'islam et le Coran", avait indiqué Mark Rutte. Mais le député anti-islam a insisté pour que son parti soit invité à la table des négociations lors de la formation d'une coalition gouvernementale à l'issue du scrutin.

Au pouvoir depuis 10 ans

Dans un paysage politique fragmenté - 37 partis se disputaient les 150 sièges - des coalitions sont en effet nécessaires. Un des partis de la coalition actuelle, l'Appel chrétien-démocrate (CDA) du ministre des Finances Wopke Hoekstra, serait à nouveau un "partenaire naturel" pour le chef du gouvernement.

Surnommé le Premier ministre "Téflon" pour sa capacité à sortir indemne des crises politiques, Mark Rutte, 54 ans, au pouvoir depuis 2010, a pourtant été contraint de démissionner en janvier après que des milliers de parents ont été accusés à tort de fraude aux allocations familiales. Son gouvernement était toutefois resté en place pour s'occuper des affaires courantes.

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Ces législatives avaient été aménagées à cause du Covid-19, notamment en se déroulant sur trois jours, et elles étaient considérées comme un test de la gestion de l'épidémie par le gouvernement actuel. Les urnes se trouvaient dans des endroits inhabituels tels que le musée Van Gogh à Amsterdam, des hôtels, des gares, des églises et des centres de tests aux quatre coins des Pays-Bas, où l'on pouvait parfois voter à vélo ou en voiture.

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