Révolte à Hong Kong : Pékin recadre Londres

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ASIE - Le Premier ministre britannique David Cameron s'est dit "très préoccupé" par les manifestations à Hong Kong et a rappelé à Pékin ses obligations vis-à-vis de l'ancienne colonie britannique. Une remontrance qui n'est pas du goût de la diplomatie chinoise.

Alors que la "révolte des parapluies" s'intensifie dans le centre-ville de Hong Kong, David Cameron durcit le ton et rappelle à Pékin les clauses de leur accord lorsqu'en 1997, le Royaume-Uni rétrocédait Hong Kong à la Chine : "Quand nous sommes arrivés à une entente avec la Chine, il y avait des éléments de cet accord qui portaient sur l'importance de donner aux Hongkongais un avenir démocratique."

"Alors bien sûr, je suis très préoccupé par ce qui se passe et j'espère que ce problème peut être résolu" a ainsi déclaré le Premier ministre britannique sur Sky News , ce mardi. À Pékin, le commentaire passe mal et vient envenimer une situation déjà tendue.

"Manifestations illégales"

"Certains pays ont fait des déclarations au sujet des manifestations", a relevé la porte-parole de la diplomatie chinoise Mme Hua Chunying, en référence aux réactions de David Cameron. Elle ajoute : "Les affaires de Hong Kong relèvent des affaires intérieures chinoises. Nous invitons instamment les parties extérieures à la retenue et à ne pas s'ingérer de quelque façon que ce soit".

Sourde aux réclamations formulées à Londres, la porte-parole a par ailleurs affirmé son soutien "entier" au gouvernement de la région autonome de Hong pour traiter le "problème de ces manifestations" qu'elle juge "illégales". Depuis le 27 septembre, plusieurs dizaines de milliers de militants sont réunis dans le centre-ville pour réclamer davantage de démocratie.

EN SAVOIR + >> Hong Kong : les raisons de la colère

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