Rome : trois jeunes Roms périssent brûlées vives dans l'incendie criminel de leur caravane

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NUIT D'HORREUR - Les hautes autorités italiennes ainsi que le pape François ont témoigné ce mercredi leur émotion après la mort dans la nuit d'une jeune femme et de deux fillettes Roms dans l'incendie criminel de leur camping-car en périphérie de Rome.

Acte xénophobe ou règlement de comptes, le crime demeure infâme. Les plus hautes autorités italiennes ainsi que le pape François ont rendu hommage ce mercredi à une jeune femme et deux fillettes Roms qui ont péri la nuit précédente dans l'incendie de leur camping-car en périphérie de Rome.

 

Les trois victimes, des sœurs, âgées respectivement de 4, 8 et 20 ans, dormaient avec leurs parents et leurs huit autres frères et soeurs quand la caravane a subitement pris feu. D'après les enquêteurs, une caméra de surveillance a capté le geste d'un homme jetant un cocktail molotov sur celle-ci avant l'embrasement, rapporte le journal La Repubblica.

L'association 21 Luglio, qui dénonce régulièrement un sentiment diffus de rejet des Roms et des Sintis ( les Tsiganes des régions germanophones) en Italie, a fait part de sa "douleur" tout en recommandant d'attendre les résultats de l'enquête.

Mais à travers la ville, cette douleur a été partagée. Le président de la République, Sergio Mattarella, a dénoncé "un crime horrible", la maire de Rome, Virginia Raggi, a déploré "une tragédie". Quant à Matteo Renzi, il décrit cet acte comme  "une pure horreur".

 Et dans l'après-midi, le pape François a envoyé son aumônier auprès de la famille endeuillée pour apporter "une salutation et une aide concrète", selon le Vatican.

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"Ce n'est pas la première fois que nous pleurons la mort d'enfants dans l'incendie d'un camping-car ou d'un campement de fortune", a rappelé dans un communiqué Francesco Rocca, président de la Croix Rouge italienne. "En février 2011, quatre enfants étaient morts dans un incendie dans un camp rom. A Rome comme ailleurs en Italie, on continue à mourir d'exclusion sociale et de discrimination. Plutôt que de verser des larmes amères après les tragédies, les institutions devraient multiplier les efforts pour arriver dans les trop nombreuses zones grises de notre société", a-t-il ajouté à l'AFP.

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