Royaume-Uni : 126 ans après, l'identité de Jack l'éventreur enfin dévoilée

Royaume-Uni : 126 ans après, l'identité de Jack l'éventreur enfin dévoilée

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TUEUR EN SERIE - Le "Daily Mail" affirme que le célèbre tueur en série, qui a sévi dans le quartier londonien de Whitechapel à l'automne 1888, serait un immigrant polonais. Son nom ? Aaron Kosminski.

"Après 126 ans, j'ai résolu le mystère". Russell Edwards, un Britannique de 48 ans, a fièrement révélé ce week-end dans les colonnes du Daily Mail celui qui, selon lui, serait Jack l'Eventreur. Après 7 ans d'enquête, un nom est finalement tombé : le meurtrier de prostitués qui a sévi à Whitechapel à l'automne 1888 serait un coiffeur juif polonais. Répondant au nom d'Aaron Kosminski.

Tout débute en 2007, dans une salle des ventes du Suffolk. Russell Edwards, un homme d'affaires détective à ses heures perdues, met la main sur un châle ayant appartenu à Catherine Eddowes, la quatrième victime de "Jack The Ripper". A l'époque du crime, ce châle avait été récupéré par un policier qui, en vain, avait tenté de l'offrir à sa femme. Bien que celle-ci l'ait refusé, l'objet aurait été tout de même conservé au sein de la famille, et transmis de génération en génération. Jusqu'à se décider à la vendre il y a sept ans.

Une fois le fameux châle acquis, Russell Edwards décide de le confier à Jari Louhelainen, spécialiste de la biologie moléculaire à l'université de Liverpool, qui y découvre des tâches de sang, mais aussi du sperme et des traces du rein de la victime ravagée par le meurtrier. Des éléments qui vont permettre de comparer positivement l'ADN retrouvé sur le foulard avec celui d'une descendante de Catherine Eddowes.

Placé dans un asile deux ans après les meurtres

Mais le châle n'avait pas dit son dernier mot. Composé de marguerites, celui-ci est typique de l'Europe de l'Est. La fleur est d'ailleurs l'emblème de la fête de Saint Michel, célébré le 8 novembre chez les orthodoxes. Des éléments qui poussent Russell Edwards à s'intéresser à l'un des six principaux suspects de l'époque. A savoir un dénommé Aaron Kosminksi, un juif polonais qui avait fui les pogroms russes vers 1880. Il s'était alors réfugié à Londres avec sa famille, où il travaillait comme coiffeur-barbier. Interrogé par la police car vivant à 200 m de la scène de l'un des crimes, il sera relâché. Avant d'être placé dans un asile, deux ans plus tard, pour avoir agressé sa sœur avec... un couteau. Plus d'un siècle plus tard, Russell Edwards parvient à retrouver une descendante de la sœur de Kominksi. Son ADN est formel : il correspond bien à celui retrouvé sur le châle. Aaron Kosminski serait donc bien le meurtrier des cinq prostituées.

Une révélation qui pourrait bien relancer la fascination du grand public pour cette histoire, comme le confirme Russell Edwards au Daily Mail : "Sans doute un grand nombre de livres et de films vont désormais sortir spéculant sur sa personnalité et sa motivation". Pour autant, le détective amateur assure qu'il n'exploitera pas ce filon : "Je n'ai pas envie de le faire. Je voulais juste apporter de vraies réponses à l'aide de preuves scientifiques."

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