Royaume-Uni : Boris Johnson et Jeremy Hunt finalistes pour succéder à Theresa May

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DOWNING STREET - Ce jeudi 20 juin, les députés conservateurs britanniques ont choisi les deux candidats qui s'affronteront pour succéder à Theresa May le 22 juillet. Le grand favori, Boris Johnson, est sorti premier, suivi de loin par Jeremy Hunt. En pleine crise du Brexit, l'élection du prochain chef des conservateurs sera déterminante pour le 31 octobre prochain, date buttoir du divorce avec l'UE.

La course pour le 10 Downing Street se précise. A un mois du vote final, les deux derniers candidats qui s’affronteront pour succéder à Theresa May ont été désignés par les députés conservateurs. Et c’est Boris Johnson, pro-Brexit, et Jeremy Hunt, le chef de la diplomatie britannique, qui ont été choisis ce jeudi 20 juin, à l’issu d’un cinquième vote.


Sans surprise, c’est Boris Johnson qui a "obtenu plus de 50% des suffrages", avec 160 voix sur 313. "Profondément honoré" par ces résultats, l’ex-maire de Londres devance largement son concurrent Jeremy Hunt qui a récolté 77 votes, éliminant de peu le troisième candidat, le ministre de l’Environnement Michael Gove (75 voix). 

Deux candidats, deux issues pour le Brexit

"Je mesure la responsabilité qui pèse sur mes épaules : montrer à mon parti comment nous pouvons mettre en œuvre le Brexit sans provoquer une élection", a réagi Jeremy Hunt ce jeudi. Programmé pour le 31 octobre, le Brexit occupera une place centrale pour le futur chef du Parti conservateur, à qui reviendront les clefs du 10, Downing Street.  


Ouvert au dialogue, Hunt compte renégocier l’accord de sortie du Royaume-Uni conclu en novembre à Bruxelles, quitte à repousser la date buttoir du 31 octobre. Le chef de la diplomatie  britannique est aussi prêt à quitter l’Union européenne sans accord si les dirigeants européens refusent de renégocier. 

Bien plus radical, "Bojo" souhaite quant à lui que le Royaume-Uni quitte l’UE le 31 octobre, avec ou sans accord renégocié. Et il menace de ne pas payer la facture du Brexit – estimée entre 40 et 45 milliards d’euros - si l’Union n’accepte pas ses conditions pour son pays. 

Bruxelles s'impatiente

Trois ans après le référendum de juin 2016 à l’issue duquel les Britanniques avaient voté à 52% pour le Brexit, le divorce avec l’UE s’apprête donc à ouvrir un nouveau chapitre avec l’un de ces deux finalistes, après l’échec de Theresa May. La Première ministre a présenté sa démission le 7 juin dernier après trois rejets successifs par les députés de l’accord de retrait qu’elle avait négocié avec Bruxelles. 


Certains dirigeants européens quant à eux préviennent qu’il "perdent patience avec le Royaume-Uni", a alerté jeudi à Bruxelles le Premier ministre irlandais Leo Varadkar, précisant qu’il y a "une hostilité énorme à tout report supplémentaire de la date du divorce". Reste à savoir qui de Johnson ou de Hunt, présenté comme une "alternative sérieuse", sera désigné à la tête du Parti conservateur le 22 juillet prochain. 

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