Royaume-Uni : la région du Kent croule sous les excréments à cause du Brexit

Les camions font la queue près de Douvres, en 2019

POLLUTION - Bloqués dans leurs camions à la frontière entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, les conducteurs laissent leurs excréments au bord de la route, au grand désespoir des habitants.

Conséquence pour le moins inattendue du Brexit : la région anglaise du Kent pourrait devenir les "toilettes du Royaume-Uni". Depuis plusieurs semaines, les habitants voient des milliers de camions à l’arrêt, attendant pendant des heures de pouvoir passer les contrôles de la frontière entre le pays et l’Union européenne. 

Mais plus que les nuisances sonores ou la pollution, ils se plaignent de voir les abords des routes du comté se remplir peu à peu de bouteilles d’urines et de sacs d’excréments, jetés par les conducteurs de poids-lourds en attente.

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"Je m’inquiète de voir le Kent devenir les toilettes de l’Angleterre, pas le jardin de l’Angleterre. Et nous craignons tous que cela n’empire", se désole ainsi Mike Sole, un élu libéral-démocrate de la ville de Canterbury engagé sur le sujet des ordures jetées sur le bord des routes de la région. 

Le gouvernement britannique a promis la mise en place de toilettes portatives pour les conducteurs, mais les locaux craignent que cela ne soit pas suffisant pour endiguer ce problème de santé publique. Ils demandent que des infrastructures pérennes soient installées. Mais la situation ne changera pas tant que les négociations sur le Brexit n'avancent pas.

Les discussions entre le Royaume-Uni et l’Union européenne souffrent de plusieurs divergences. Elles concernent l’accès des Européens aux eaux britanniques pour la pêche, les garanties demandées par les Anglais sur la concurrence ou encore la façon de régler les futurs différends entre les deux parties.

Les négociateurs espèrent qu’un accord sur les relations post-Brexit entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sera trouvé dans le mois. Le temps presse car, sans cela, les Britanniques sortiront brutalement de l’UE le 1er janvier 2021 et les règles de l’Organisation mondiale du commerce s’appliqueraient alors, ce que les deux bords ne souhaitent absolument pas.

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