Royaume-Uni : les cinq plus belles boulettes diplomatiques du nouveau ministre Boris Johnson

International

GAFFES – La nouvelle Première ministre britannique Theresa May a créé la surprise en confiant, mercredi, le portefeuille des Affaires étrangères au fantasque ancien maire de Londres, pas vraiment réputé pour son tact diplomatique.

L'humour anglais est décidément sans limite. La nomination surprise du chantre du Brexit, Boris Johnson, comme chef de la diplomatie britannique, a suscité stupeur et sarcasmes dans le monde entier, tant l'ancien maire de Londres a accumulé, au fil des ans, les gaffes diplomatiques.

Petit florilège des boulettes et boutades plus ou moins drôles - souvent insultantes - du nouveau ministre britannique des Affaires étrangères du gouvernement de Theresa May.

EN SAVOIR + >>  Boris Johnson, l'ancien maire de Londres, nommé ministre des Affaires étrangères

L'Union européenne et Hitler
"Napoléon, Hitler, plusieurs personnes ont essayé de le faire [unir le continent européen, ndlr], et cela s'est terminé de manière tragique. L'Union européenne est une autre tentative avec des méthodes différentes", avait lancé le chef de file des partisans d'une sortie de l'UE pendant la campagne référendaire, dans le journal dominical Sunday Telegraph .

Hillary Clinton, une "infirmière sadique"
En 2007, lorsque Hillary Clinton semblait la mieux placée pour remporter l'élection présidentielle américaine de 2008, Boris Johnson avait écrit dans le Daily Telegraph  : "Elle a des cheveux teints en blond, des lèvres boudeuses et un regard bleu acier comme une infirmière sadique d'un hôpital psychiatrique". Avant d'ajouter, en guise de chute misogyne à son billet d'humeur : "Si Bill peut gérer Hillary, il peut sans doute gérer n'importe quelle crise mondiale".

Obama, président "à moitié kényan"
"Certains ont dit que c'était un pied de nez à la Grande-Bretagne. D'autres ont dit que c'était le symbole du dégoût ancestral du président à moitié kényan pour l'empire britannique dont Churchill a été un fervent défenseur", a écrit l'ancien maire de Londres dans le Sun  pour critiquer le renvoi par l'administration Obama d'un buste de Winston Churchill prêté par le Royaume-Uni. Le buste avait en fait été prêté par le Royaume-Uni et a été rendu à l'ambassade britannique à l'échéance du prêt.

Un poème insultant sur Erdogan
"Si quelqu'un veut faire une blague sur l'amour qui fleurit entre le président turc et une chèvre, il devrait pouvoir le faire, dans n'importe quel pays européen, y compris en Turquie", a affirmé en mai dernier Boris Johnson, avant d'improviser face à des journalistes quelques vers qui lui ont valu de remporter le premier prix du "concours de poèmes insultants" envers le président turc Recep Tayyip Erdogan, lancé par le magazine conservateur The Spectator

Voici le poème humoristique en cinq vers composé par Boris Johnson, dont l'arrière grand-père était Turc :
"Il était une fois un jeune gars d'Ankara,
qui était un fantastique branleur
Jusqu'à ce qu'il sema son avoine sauvage
Avec l'aide d'une chèvre mais il ne s'arrêta
pas pour la remercier".

Et de nombreux dérapages racistes
Dans sa colonne hebdomadaire dans le Daily Telegraph, l'ancien journaliste s'était moqué du côté globe-trotter de l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair : "Quel soulagement cela doit être pour Blair de quitter l'Angleterre. Il a été dit que la Reine a appris à aimer le Commonwealth en partie parce qu'elle y recevait une dose régulière de foules en liesse de négrillons agitant des drapeaux". Mais il va encore plus loin dans cette chronique publiée en 2002, en évoquant les "tribus guerrières avec leur sourire en forme de pastèque". Il s'était par la suite excusé pour ces propos.

A LIRE AUSSI
>> Qui est Theresa May, la nouvelle Première ministre de Grande-Bretagne ?
>> Après David Cameron : Boris Johnson jette l'éponge, Theresa May en pole position

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter