Royaume Uni : sexe, drogue et prostituées, de nouvelles révélations achèvent la réputation de "Lord Coke"

Royaume Uni : sexe, drogue et prostituées, de nouvelles révélations achèvent la réputation de "Lord Coke"
International

SCANDALE – Lord John Sewell, l'un des membres les plus respectés de la Chambre des Lords britannique, a été contraint à la démission dimanche soir après des révélations fracassantes du quotidien The Sun.

Il était l'un des Lords les plus respectés du Royaume-Uni, l'auteur d'un guide sur le comportement que les membres de la chambre haute du Parlement britannique doivent adopter en toutes circonstances. Lord John Buttifant Stewel, contraint à la démission dimanche après des révélations fracassantes parues dans le quotidien The Sun , a encore dû affronter de nouvelles images dégradantes de lui ce lundi.

Un CV irréprochable… Mais ça, c'était avant

Celui que la presse a depuis rebaptisé "Lord Coke" avait pourtant jusqu'à présent un CV irréprochable : marié, âgé de 69 ans, il avait occupé les postes de sous-secrétaire d'Etat à l'Ecosse puis de ministre de l'Agriculture au sein du gouvernement de Tony Blair. Anobli par la reine, il était devenu membre à vie de la Chambre des Lords, dont il occupait le poste de président adjoint depuis 2012.

Un parcours mis à mal ce week-end. Il faut dire que les images publiées dans le Sun sont édifiantes : on y voit Lord Sewell torse nu, prendre de la cocaïne étalée sur la poitrine d'une prostituée à l'aide d'un billet roulé de cinq livres. Une autre photo le montre en train de fumer une cigarette, simplement vêtu du soutien-gorge d'une des femmes avec lesquelles il vient de coucher, et une troisième en train de signer un chèque de 200 livres pour régler cette petite sauterie. Enfin, une vidéo publiée sur Internet par le tabloïd le montre multipliant les critiques à l'encontre de la classe politique britannique.

Exclu grâce à un règlement qu'il a lui-même créé

Ironie du sort, "Lord Coke" pourrait être le premier membre de la chambre haute renvoyé du Parlement, en vertu du code de conduite qu'il a lui-même élaboré. Celui-ci, qui insiste pour que les Lords agissent "avec altruisme, intégrité, sens des responsabilités, transparence et honnêteté", prévoit en effet la possibilité d'exclure ceux qui ne s'y plieraient pas. La présidente de la chambre, la baronne Frances D'Souza, a de son côté assuré que ces "accusations graves" seraient "transmises au responsable du règlement de la chambre des Lords ainsi qu'à la police pour qu'une enquête urgente soit menée."

A LIRE AUSSI
>>
Un Lord écossais contraint à la démission
>> Royaume-Uni : scandale de corruption chez les Lords
>> Famille royale britannique : le prince Andrew au coeur d'une affaire d'esclavagisme sexuel

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent