L'Argentine sous le choc après le décès d'un jeune de 18 ans battu à mort par huit rugbymen

L'Argentine sous le choc après le décès d'un jeune de 18 ans battu à mort par huit rugbymen
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JUSTICE - Un juge argentin a placé en détention provisoire huit rugbymen accusés d'avoir tabassé à mort un jeune de 18 ans. Une affaire qui défraie la chronique dans un pays où le rugby est souvent associé aux classes les plus riches.

Les faits se sont déroulés le 18 janvier au petit matin, devant une boîte de nuit de la station balnéaire de Villa Gesell, à 370 kilomètres au sud de Buenos Aires, la capitale de l'Argentine. Après une dispute à l'intérieur de l'établissement entre deux groupes de jeunes, les videurs ont fait sortir tous les protagonistes du différend, selon les images de vidéosurveillance. C'est alors que Fernando Baez, 18 ans, est mort. Huit rugbymen, âgés de 18 à 20 ans, ont été placés vendredi en détention provisoire par le juge David Mancinelli, qui considère que ces accusés ont agi avec "préméditation" pour donner la mort à la victime.

"On va te tuer, racaille de merde"

"Les accusés, profitant de l'inadvertance de la victime, qui se trouvait de dos en train de discuter avec des amis, ont donné le premier coup par derrière, parvenant ainsi à la déstabiliser et la faire chuter au sol dans un état de vulnérabilité", a détaillé le magistrat au moment d'annoncer sa décision. Auparavant, un témoin a déclaré à la justice avoir entendu les jeunes joueurs de rugby, issus d'un milieu plus aisé que leur victime, dire : "On va te tuer, racaille de merde." Ils évoluaient au Club Nautico Arsenal, dans la localité de Zarate, au nord de la capitale, et se trouvaient, en l'occurrence, en vacances à Villa Gesell.

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Cette affaire secoue l'Argentine depuis plusieurs semaines, faisant abondamment la Une des journaux, sur fond de discrimination sociale dans un pays où le rugby est un sport traditionnellement associé aux classes les plus aisées. "Je ressens enfin un peu de paix. Je crois en la justice", a affirmé, émue après la décision du juge, la mère de Fernando Baez, Graciela Sosa, qui a appelé à un rassemblement mardi face au Parlement à Buenos Aires. Les accusés encourent la perpétuité s'ils sont reconnus coupables. Mais la date du procès n'a pas encore été fixée.

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