Qui est James Comey, l'ancien chef du FBI qui fait trembler Donald Trump ?

NÉMÉSIS - Ce jeudi à 16 heures (heure française), James Comey prendra la parole face au Sénat américain. L’homme de 56 ans, ancien chef du FBI et rompu aux hautes sphères politico-judiciaires, n’a pas pour habitude de se laisser impressionner. Donald Trump pourrait en faire les frais.

A 16 heures ce jeudi, heure française, le Sénat américain verra s’installer pour son audition un gaillard de deux mètres. James Comey, 56 ans et père de cinq enfants, prendra place face à la commission du Renseignement pour répondre aux questions des parlementaires à propos d’une éventuelle collusion entre la Russie et des membres de l’équipe de campagne de Donald Trump. Un exercice intimidant, dont l’homme est un habitué.


Ancien chef du FBI – brutalement limogé par Donald Trump en mai - James Comey a d’abord siégé comme procureur fédéral de Manhattan, puis vice-ministre de la Justice. Les auditions au Capitole (lieu où se tient le Congrès), il les connait. Décrit comme excellent lors de ces "interrogatoires", son calme et sa concentration ne le quittent jamais. Malgré ses longues années à fréquenter les hautes sphères de la politique et du système judiciaire américain, l’homme parvient toujours à renvoyer l’image d’un fonctionnaire fidèle au droit, et rien qu’à lui.

Au cœur de l'affaire des emails d'Hillary Clinton

A la tête du FBI lors de l’affaire des emails d’Hillary Clinton, James Comey avait d’abord recommandé de ne pas poursuivre l’ancienne secrétaire d’Etat, avant de relancer la controverse quelques jours avant le scrutin présidentiel en annonçant la réouverture du dossier par la police fédérale (qui ne la poursuivra finalement pas). Si les Républicains avaient alors applaudi la décision, les critiques allaient rapidement pleuvoir sur James Comey, lorsque ses hommes ont pris en main l’enquête sur les soupçons d’ingérence russe. 

Trump le traite de "fanfaron"

Ayant contredit publiquement Donald Trump au mois de mars  à propos des écoutes téléphoniques dans la tour Trump qu’aurait ordonné Barack Obama, les relations avec le nouveau président s’étaient détériorées à grande vitesse (Trump l’avait qualifié de "fanfaron"), avant son éviction du FBI.


James Comey est également l’homme qui a longtemps cherché à convaincre Apple de débloquer le smartphone de l'auteur de l’attentat de San Bernardino, en Californie (14 morts en décembre 2015), avant que le FBI ne trouve un moyen détourné pour y accéder.

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Scandale aux Etats-Unis : Donald Trump se met le FBI à dos après le limogeage de James Comey

Déjà à l'origine d'une polémique en 2004

En 2004, alors qu’il était Procureur général par intérim sous la présidence de George W.Bush, il avait mis sa démission dans la balance à la suite d’une tentative d’un conseiller présidentiel de profiter de l’état de santé du ministre de la Justice (qui était hospitalisé), pour lui faire signer une mesure controversée autorisant des écoutes téléphoniques sans mandat judiciaire. James Comey avait alors déclenché une vive polémique, en parlant de cet incident… face au Sénat.

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