Attentat dans le métro de Saint-Pétersbourg : ce que l'on sait de l'auteur de l'attaque

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Explosion dans le métro de Saint-Petersbourg

RUSSIE - L'attentat commis lundi dans le métro de Saint-Pétersbourg a fait 14 morts et 45 blessés selon le dernier bilan. Un acte perpétré par un "kamikaze" originaire du Kirghizstan, ont affirmé mardi les services de sécurité de cette ex-république soviétique d'Asie centrale.

Saint-Pétersbourg en deuil. La deuxième ville de Russie est en état de choc ce mardi au  lendemain de l'attentat qui a frappé son métro, faisant 14 morts et des dizaines de blessés selon le dernier bilan. 

Selon la même source, des images de caméras de surveillance montrent le suspect "sortant de chez lui avec un sac et un sac à dos". Avant d'"actionner" une "bombe artisanale" entre les stations Sennaïa et Tekhnologuitcheski Institout, ce jeune homme né au Kirghizstan avait déposé une seconde bombe dans une autre station du centre-ville, désamorcée à temps.

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Une attaque perpétrée par ce "kamikaze" originaire du Kirghizstan, ont affirmé mardi les services de sécurité de cette ex-république soviétique d'Asie centrale, information confirmée ensuite par les enquêteurs russes. "Le kamikaze dans le métro de Saint-Pétersbourg était un ressortissant kirghiz, Akbarjon Djalilov (...), né en 1995", a déclaré le porte-parole des services de sécurité kirghizes. Il a précisé qu'il était né dans la région kirghize d'Och, une zone qui a fourni un fort contingent de jihadistes kirghizes à l'organisation Etat islamique (EI).

Akbarjon Djalilov était revenu le 3 mars à Saint-Pétersbourg en provenance d'Och où ses parents vivaient depuis 2014.  "La famille Djalilov était arrivée en 2011 pour travailler en Russie. En 2014, les parents sont revenus au Kirghizstan mais leur fils Akbar (autre version du prénom Akbarjon, ndlr) est resté à Saint-Pétersbourg", a-t-il affirmé. Djalilov avait la nationalité russe, comme "toute sa famille", selon le porte-parole, une information non confirmée par les autorités russes. Ses motifs demeurent obscurs, mais la région d'Och est connue pour avoir fourni d'importants contingents au groupe EI en Syrie et en Irak.

Cet attentat, qui n'a pas encore été revendiqué, intervient alors que l'EI a appelé à frapper la Russie après son intervention en soutien aux forces de Bachar al-Assad en Syrie, fin septembre 2015. Au moins 7.000 ressortissants de l'ex-URSS, dont environ 2.900 Russes, ont rejoint les groupes jihadistes en Irak et en Syrie, notamment au sein de l'EI, selon le FSB.

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