Russie : des enfants et adultes handicapés enchaînés à leurs lits dans un hôpital

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HORREUR – En Russie, une vidéo diffusée sur YouTube montre la maltraitance dans la prise en charge des enfants et des adultes handicapés au sein d’un hôpital psychiatrique à l'est du pays.

Les images sont violentes, troublantes. Publiée sur YouTube, la vidéo montre la maltraitance dont sont victimes enfants et adultes handicapés au sein de l’hôpital psychiatrique de Troubtchevsk. 


Après avoir reçu plusieurs vidéos par courriel,  Alexander Kupriyanov, psychiatre de la ville de Briansk a pris la décision de rendre publique ces images insoutenables pour dénoncer les conditions dans lesquelles vivent les patients. Toutefois, il refuse de communiquer l’identité de la personne à l’origine de cette fuite, qui reprend des images datant de la période de mai à juin 2017. Elles montrent plusieurs patients de l’aile 5 de l'établissement, enchaînés par leurs poignets ou leurs chevilles aux lits, aux radiateurs et à d’autres objets. Des images qui ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux et des médias, jusqu'à arriver aux oreilles de l'ONG Human Rights Watch.

La maltraitance liée à un manque de moyens

Le tollé médiatique a été immédiat. Sur les plateaux de la télévision russe, d'anciens employés ont pris la parole pour confirmer la véracité des images et des traitements infligés aux patients. Ainsi, dans un récit glaçant, deux infirmières ont affirmé que la règle qui consiste à attacher un patient à n’importe quel objet est réelle. Surtout lorsqu’il a des pensées suicidaires. Une ancienne aide de cuisine abonde dans ce sens en allant plus loin. Elle déclare que les patients dînent les mains attachés aux uns et aux autres. Au cours de l’émission, les ex-salariés de l’hôpital évoquent le manque de moyens humains. Une infirmière pour 30 ou 40 patients à la fois.


Suite à ce scandale, le gouvernement a très vite réagi. Officiellement, une enquête a été ouverte afin de mette la lumière sur les responsables de ces traitements inhumains. Selon le médecin, les enquêteurs se focalisent - officieusement - en priorité sur l’identification du lanceur d’alertes. Une décision qu’il regrette confie-t-il à l’ONG.

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