Russie : un barrage cède dans une mine d'or en Sibérie, au moins 15 morts

International

DRAME - La rupture d'un barrage dans une mine d'or de la région de Krasnoïarsk, au sud-ouest de la Sibérie, a fait au moins 15 morts ce samedi matin. D'importants moyens de secours ont été mobilisés sur place. Six personnes restent portées disparues.

Ce type d'accident n'est malheureusement pas rare et souvent grave. Selon le ministère russe des Situations d'urgence, au moins 13 personnes ont été tuées après la rupture ce samedi 10 octobre au matin d'un barrage dans une mine d'or de la région de Krasnoïarsk en Sibérie. La destruction du barrage a en outre fait plusieurs blessés et au moins 16 ouvriers ont été hospitalisés, ont indiqué pour leur part les sauveteurs dépêchés sur place. Six personnes sont portées disparues. 

D'après les premiers éléments fournis par les autorités russes, le barrage s'est effondré vers 2h du matin (heure de Moscou), à proximité d'une exploitation aurifère de Schetinkino sur la rivière Seiba, à 255 kilomètres au sud de la ville de Krasnoïarsk. La forte poussée des eaux a inondé les dortoirs temporaires où se reposaient les mineurs. "Les gens dormaient, apparemment ils n'ont même pas compris ce qui se passait", a confié à la radio moscovite Govorit Moskva un ouvrier de la mine, non identifié. Les travailleurs vivaient dans ces installations construites à la hâte, a-t-il assuré, ajoutant que "cela dit tout".

Un barrage dont les autorités ignoraient l'existence

"Nous ne savons pas encore combien de personnes se trouvaient à l'intérieur, personne n'a fait le décompte. Peut-être que certains avaient quitté les bâtiments quand c'est arrivé", a indiqué le ministère russe des Situations d'urgence. Au moins 130 personnes ont été évacuées.

Lire aussi

L'agence moscovite Interfax, citant des responsables locaux sans les identifier nommément, explique que le barrage qui a cédé n'était pas déclaré auprès du Service de surveillance environnementale, industrielle et nucléaire. Il était donc illégal au yeux de la loi. L'entreprise russe Sibzoloto, à qui il appartient, n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat. En réaction à ces révélations, les autorités locales ont d'ores et déjà annoncé l'ouverture d'une enquête criminelle pour "violation des règles de sécurité". 

Plus de 270 sauveteurs et 50 engins sont impliqués dans les opérations de recherche et de sauvetage. Le président russe Vladimir Poutine a donné l'ordre aux autorités d'assister les victimes et d'identifier les causes de l'accident, a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter