S'estimant censuré, Donald Trump porte plainte contre Facebook, Twitter, Google et leurs patrons

S'estimant censuré, Donald Trump porte plainte contre Facebook, Twitter, Google et leurs patrons

JUSTICE - Écarté des grands réseaux sociaux depuis l'assaut meurtrier du Capitole, l'ex-président américain a annoncé mercredi qu'il lançait une plainte collective contre Facebook, Twitter, Google.

"Nous sommes engagés dans un combat que nous allons gagner". Évincé des grands réseaux sociaux depuis l'assaut meurtrier du Capitole le 6 janvier dernier, Donald Trump contre-attaque. L'ex-président a lancé ce mercredi une plainte collective, visant Facebook, Twitter, Google et leurs patrons. Aux yeux du républicain, tous sont responsables d'une "censure illégale, inconstitutionnelle".

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Le Capitole envahi par des partisans de Donald Trump

C'est depuis son golf de Bedminster, dans le New Jersey, que le milliardaire a décidé de frapper un grand coup médiatique. "Aujourd’hui, aux côtés de l'America First Policy Institute" - une organisation qui promeut les politiques défendant "l'Amérique d'abord" de Donald Trump - "je dépose, en tant que principal représentant, une action collective majeure en justice contre les géants de la tech comprenant Facebook, Google et Twitter, ainsi que leurs patrons Mark Zuckerberg, Sundar Pichai et Jack Dorsey", a-t-il martelé depuis un podium où son nom était inscrit. Devant lui : des spectateurs, invités pour l'occasion, qui n'ont pas manqué d'applaudir le combat judiciaire dans lequel se lance le républicain.

"Nous exigeons la fin du silence forcé"

"Nous exigeons (...) la fin du silence forcé", a poursuivi l'ancien dirigeant. "Il n'y a pas de meilleure preuve que la Big Tech est hors de contrôle que le fait qu'ils ont interdit le président des États-Unis en fonction" sur leurs plateformes, a-t-il estimé. "S'ils peuvent me le faire à moi, ils peuvent le faire à n'importe qui. Et d'ailleurs, c’est exactement ce qu'ils font", a-t-il affirmé en donnant la parole à des citoyens se disant aussi victimes d'interdictions. 

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Six mois après son départ de la Maison Blanche, Donald Trump tente avec cette plainte de revenir dans le jeu médiatique, lui qui avait fait des réseaux sociaux un outil incontournable de son exercice du pouvoir. Notamment sur Twitter. Le réseau social l'avait évincé après l'assaut meurtrier du Capitole pendant la cérémonie de certification de la victoire de son rival Joe Biden, le 6 janvier. Avant d'être banni, Donald Trump comptait près de 89 millions d'abonnés sur Twitter, 35 millions sur Facebook et 24 millions sur Instagram.

En juin, Facebook l'a suspendu pour deux ans. Le républicain avait déjà été exclu, temporairement, le 7 janvier dernier lorsqu'il était encore président pour avoir encouragé ses partisans lors de l'attaque du Capitole à Washington la veille, une décision sans précédent. 

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