Vingt-huit ans après sa mort, Salvador Dali a été exhumé au milieu du musée de Figueras

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JUSTICE - La tombe du fantasque peintre espagnol a été rouverte ce jeudi dans la plus grande confidentialité, une fois le musée de Figueras vidé de ses visiteurs. Maria Pilar Abel, une sexagénaire vivant en Catalogne, affirme depuis une dizaine d'années être sa fille.

C'est une affaire qui fait beaucoup de bruit en Catalogne. La tombe de Salvador Dali a être rouverte ce jeudi, 28 ans après sa mort, pour effectuer des prélèvements d'ADN. Ces derniers doivent permettre de déterminer si le peintre a, ou non, une descendance. L'exhumation de la dépouille de l'artiste surréaliste espagnol a été ordonnée fin juin par la justice, après la demande en reconnaissance de paternité déposée par Maria Pilar Abel. Cette sexagénaire vivant en Catalogne affirme que sa mère, une employée de maison, l'avait rencontré chez des amis du peintre, à Portlligat, dans le nord-est de l'Espagne.


Une opération étonnante et délicate car le tombeau du fantasque peintre se trouve au cœur du Théâtre-Musée de Figueras, et le cercueil sous une dalle de 1,5 tonnes. Des experts l'ont soulevée, une fois tous les touristes partis, pour procéder au prélèvement ADN sur "des restes osseux et/ou des pièces dentaires", selon le document judiciaire ordonnant l'exhumation.


Pour garantir la plus grande confidentialité, la coupole du musée a été recouverte de toiles opaques pour éviter que des photos soient prises à l'aide de drones, a indiqué le journal barcelonais La Vanguardia.

Réponse dans quelques semaines

La Fondation Dali, qui gère le théâtre-musée, avait déposé un recours contre l'exhumation, mais le délai était "trop juste" pour donner le temps à toutes les parties de présenter leurs arguments et permettre à la justice de trancher. Elle donnera une conférence de presse ce vendredi pour communiquer les détails de l'exhumation.


Le résultat du test ADN sera connu dans quelques semaines, selon Enrique Blanquez, l'avocat commis d'office de la plaignante.

   

"Je veux juste connaître la vérité. Je suis très positive, très contente", a confié mercredi Maria Pilar Abel, qui assure lutter depuis dix ans pour obtenir cette reconnaissance et avoir déjà réalisé trois tests ADN, dont les résultats ne lui seraient pas parvenus. Si les tests prouvaient sa filiation, elle pourrait réclamer sa part de l'héritage de Dali, au minimun 25% selon son avocat, bien qu'elle martèle mener ces procédures avant tout pour "connaître (s)on identité".

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