Samsung et Panasonic soupçonnés d'exploiter des migrants népalais dans leurs usines

Samsung et Panasonic soupçonnés d'exploiter des migrants népalais dans leurs usines

ENQUÊTE - Selon The Guardian, des sous-traitants de Samsung et Panasonic, exploiteraient des migrants népalais dans des usines en Malaisie. Tous dénoncent des conditions de travail insoutenables.

Samsung et Panasonic font face à des allégations graves selon lesquelles des travailleurs de leurs chaînes d'approvisionnement basées en Malaisie, seraient exploités et sous-payés. Selon The Guardian, qui a dévoilé le scandale, des travailleurs népalais auraient été trompés sur les conditions de travail et le salaire qu’on leur offrait en Malaisie. 

Ceux que le journal a rencontrés ont affirmé s’être fait confisquer leur passeport dès leur arrivée et ne pas pouvoir rentrer chez eux avant la fin de leur contrat, sous peine de devoir payer une amende équivalente à "trois ou quatre mois de salaire". Une pratique d’exploitation pourtant interdite par les deux leaders de l’électronique, précise le journal britannique. 

Des enquêtes ouvertes

Ils seraient une trentaine, peut-être plus, embauchés par ces fabricants sous-traitants. Tous prétendent également travailler durant 14h consécutives debout, avec un nombre restreint de pauses pour aller aux toilettes. Pris au piège, ils dénoncent des conditions de travail insoutenables. "Mon cœur est endolori", a déclaré l’un deux, travaillant dans une usine de fabrication de micro-ondes Samsung. "Je n'ai pas l’emploi qui m'a été promis. Je fais un travail très difficile et je n'ai pas le salaire qu'ils m'ont dit". Trompés, trahis, ces travailleurs népalais ont perdu au change, puisque certains ont affirmé avoir payé des honoraires illégaux (entre 600 et 800 euros) à leur agence de recrutement pour obtenir le poste. "Je ne serais pas venu ici si j'avais su les conditions réelles et le salaire. J'ai été manipulé", a déploré un autre travailleur. 

Après les révélations de The Guardian, Panasonic et Samsung ont ouvert des enquêtes. Un porte-parole de Samsung a déclaré : "En tant que membre engagé de la Electronic Industry Citizenship Coalition (EICC), nous respectons pleinement le code de conduite de l'EICC et n'avons trouvé aucune preuve de violations dans le processus d'embauche des travailleurs migrants embauchés directement par notre usine de fabrication en Malaisie. Quand il y a une plainte, nous prenons des mesures rapides pour enquêter". Assurant que des enquêtes sont en cours, Samsung a promis que "si des violations sont découvertes", l’entreprise prendrait "des mesures correctives immédiates et, dans l'avenir, suspendrait ses activités avec les entreprises qui se trouvent en infraction".

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