Scandale Cambridge Analytica : Mark Zuckerberg fait son mea-culpa devant le Congrès américain

Scandale Cambridge Analytica : Mark Zuckerberg fait son mea-culpa devant le Congrès américain

DirectLCI
INTERNET - Le PDG de Facebook Mark Zuckerberg a présenté ce mardi ses excuses personnelles et officielles devant le Sénat américain pour les erreurs commises par le réseau social sur la protection des données et la manipulation politique.

C'était une audition très attendue et elle a tenue toutes ses promesses. Le PDG de Facebook Mark Zuckerberg, habituellement présenté comme un jeune "geek" arrogant, s'est platement excusé ce mardi pour les "erreurs" commises par le réseau social, qui n'a pas su anticiper les mauvais usages de la plateforme. "Nous n'avons pas pris une mesure assez large de nos responsabilités et c'était une grosse erreur. C'était mon erreur et je suis désolé", a-t-il dit, la voix marquée par l'émotion. "Cela prendra du temps pour mener à bien tous les changements nécessaires" pour limiter ces mauvais usages, a-t-il ajouté.


Tournant dans l'histoire du groupe ou simple exercice de relations publiques ? L'avenir le dira. Toujours est-il que le jeune milliardaire était attendu de pied ferme par les parlementaires, très remontés contre Facebook sur la protection des données et la manipulation politique. La polémique a pris une tournure retentissante mi-mars avec l'éclatement du scandale Cambridge Analytica. "La majorité de notre existence, nous nous sommes concentrés sur tout le bien que connecter les gens peut faire (...) Il est évident aujourd'hui que nous n'avons pas fait assez pour empêcher ces outils d'être utilisés de façon 

malintentionnée", a expliqué le jeune multimilliardaire, qui avait troqué son traditionnel t-shirt gris pour un costume sombre et une cravate bleu ciel.

Marc Zuckerberg doit expliquer comment les données de quelque 87 millions d'utilisateurs se sont retrouvées entre les mains de la firme d'analyse de données Cambridge Analytica (CA). Cette dernière a ensuite travaillé pour la campagne du candidat républicain à la présidentielle américaine de 2016, Donald Trump. 


Il doit aussi expliquer pourquoi il a attendu 2014 pour décider de limiter l'accès aux données personnelles par les applications tierces, comme celle par laquelle ont transité les informations récupérées par CA. Le groupe aux plus de deux milliards d'utilisateurs est aussi vilipendé depuis des mois pour avoir servi --comme Google ou Twitter-- d'outil de désinformation et de manipulation politique, orchestrée selon la justice américaine par le Kremlin dans le but de favoriser l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche. Des accusations que Moscou a toujours nié.

En vidéo

Données personnelles : comment contrôler ce que Facebook sait de vous

Les parlementaires sont nombreux à se dire décidés à légiférer pour mieux encadrer Facebook et les groupes internet en général. Pour beaucoup, l'heure de rendre des comptes a sonné. "Si Facebook et les autres réseaux sociaux ne réparent pas ou ne veulent pas réparer les intrusions dans la vie privée, nous le ferons, nous, le Congrès", a mis en garde le sénateur de Floride Bill Nelson.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter