Une cinquantaine d'avions Boeing cloués au sol en raison de "fissures structurelles"

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AVIATION CIVILE - Le constructeur américain Boeing reconnait, ce jeudi 31 octobre que des fissures avaient été découvertes sur nombre de ses 737 NG dans le cadre d'une inspection mondiale de ses appareils. Ces modèles sont les prédécesseurs des 737 Max, qui avaient déjà défrayé la chronique.

Les galères continuent pour Boeing. Le constructeur américain a reconnu ce jeudi 31 octobre que des fissures avaient été découvertes sur une cinquantaine de ses avions, des 737 NG, dans le cadre d'une inspection mondiale des appareils. Une vaste enquête lancée après l'obligation donnée par l'agence fédérale américaine de l'aviation (FAA) début octobre de la mettre en place suite à la découverte de fissures sur un exemplaire en Chine. 

La compagnie aérienne australienne Qantas a notamment annoncé avoir cloué au sol l'un ces avions, et qu'elle en inspectait 32 autres avec urgence. Séoul a indiqué de son côté que neuf avions avaient été immobilisés début octobre, dont cinq opérés par Korean Air.

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Boeing avait précisé début octobre avoir découvert les fissures sur le "pickle fork", la partie de l'avion permettant de lier les ailes au fuselage et de gérer les contraintes et les forces aérodynamiques. Un porte-parole du groupe a déclaré jeudi à l'AFP qu'environ un millier d'appareils avaient à ce stade été inspectés dans le monde et que moins de 5% - soit jusqu'à 50 avions - présentaient des "observations" qui nécessitaient leur immobilisation aux fins de réparations.

Les problèmes s'accumulent

La FAA avait ordonné l'inspection des 737 NG qui avaient volé plus de 30.000 fois. Mais Qantas a indiqué jeudi qu'elle avait détecté la fissure sur un appareil ayant effectué moins de 27.000 vols. Une annonce qui a suscité des craintes sur le fait que des fissures puissent exister également sur des avions plus récents, entraînant des appels à l'immobilisation de toute sa flotte 737. "Ces aéronefs devraient rester par sécurité au sol jusqu'à la fin des inspections urgentes", a déclaré Steve Purvinas, représentant du syndicat des ingénieurs, dans un communiqué. Qantas a de son côté jugé l'appel à immobiliser toute sa flotte de 737 comme "complètement irresponsable".

"Nous n'utilisons jamais un avion que lorsqu'il apporte toutes les garanties de sécurité", a souligné Chris Snook, le chef de l'ingénierie de la  compagnie. "Même quand il y a une fissure, cela ne compromet pas automatiquement la sécurité de l'avion".

Des immobilisations qui s'ajoutent à d'autres problèmes de sécurité pour Boeing. Ces derniers mois, deux accidents de 737 MAX ont coûté la vie à 346 personnes en Indonésie et en Ethiopie, et mis en évidence des dysfonctionnements du MCAS, un logiciel censé empêcher l'appareil de partir en piqué, notamment en cas de perte de vitesse. Les 737 MAX sont cloués au sol depuis sept mois.

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Boeing a-t-il caché la vérité sur les failles du 737 Max ?

Le patron de Boeing, Dennis Muilenburg, s'est fait étriller par des sénateurs américains lors d'une audition au Congrès pendant plus de cinq heures. Visiblement ému, parfois au bord des larmes, il a clairement reconnu sa responsabilité dans les accidents des 737 MAX de Lion Air et d'Ethiopian Airlines.

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