SEPT À HUIT - Aux États-Unis, des foires aux enfants à adopter

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DOCUMENT - Aux Etats-Unis, les couples peuvent adopter des enfants et s’en séparer quelques mois plus tard, sans avoir à se justifier. Ces enfants redevenus sans famille sont alors ré-adoptables… Les sociétés et associations qui cherchent à les placer utilisent des méthodes très marketing dans des pages de catalogues et au cours de défilés d’enfants à adopter.

Déjà abandonnée plusieurs fois, Isabella a fait tout particulièrement attention à son look pour l'événement "Meet the kids", organisé aux États-Unis par une agence d'adoption chrétienne. Là bas, 16 enfants défileront devant une quarantaine de parents qui cherchent à adopter. Certains enfants ont déjà été adoptés, mais leurs parents adoptifs les ont "rendus", pour diverses raisons.


On n'en saura pas plus sur les raisons qui ont poussé les ex-parents d'Isabella à la confier aux services sociaux ou à d'autres parents. Mais ce qui est sûr, c'est que cette procédure est une formalité aux États-Unis. Pour se séparer d'un enfant adopté, il faut simplement passer devant le notaire.

"On doit faire tout ce qui est en notre pouvoir pour aider ces enfants"

"Satisfait ou remboursé", en somme. Du côté des agences d'adoption, on trouve donc des stratégies marketing pour rendre de nouveau "adoptables" ces enfants de "seconde main". "On doit faire tout ce qui est en notre pouvoir pour aider ces enfants", justifie une organisatrice. 


Une fois la parade des enfants terminée, un sorte de "speed dating" commence. Les parents intéressés peuvent discuter quelques minutes avec un enfant et, si le courant passe, lancer la procédure d'adoption. Aux États-Unis, il suffit de 3 jours de formation aux parents pour adopter, sous peu que leur casier judiciaire soit vierge.

Une adoption sur 4 annulée aux États-Unis

Ce marché de l'adoption dans sa version ultralibérale a des conséquence : une adoption sur 4 est annulée aux États-Unis. Chaque année, ce sont 25.000 enfants qui sont renvoyés chez les services sociaux ou dans une autre famille, directement.


Autre conséquence : pour rendre plus attractifs ces enfants de "seconde main", les agences d'adoption font payer moins de frais aux parents. Samuel, par exemple, a pu être adopté par Kimberl et David contre le versement de 8.000 euros à l'organisme privé qui a géré l'adoption.


Samuel souffre d'une maladie rare qui atteint sa machoire et son conduit auditif. Sa nouvelle maman soupçonne ses anciens parents adoptif de l'avoir abandonné pour cette raison. Mais Kimberly et David eux-mêmes se sont séparé d'un enfant adopté.

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