"Si nous lâchons le Liban, ce sera la guerre civile", alerte Emmanuel Macron

Le président français a été le premier chef d'Etat étranger à se rendre à Beyrouth après l'explosion
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AVERTISSEMENT - Lors d'une prise de parole devant l'Association de la presse présidentielle à Paris, le président de la République Emmanuel Macron a indiqué qu'il y avait un risque de "guerre civile", "si nous lâchons le Liban dans la région".

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Il fut le premier chef d'Etat à se rendre sur place après les explosions survenues à Beyrouth le 4 août dernier, qui ont fait plus de 180 morts et des milliers de blessés. Plus de trois semaines après le drame, le président de la République Emmanuel Macron s'est de nouveau exprimé sur la situation au Liban, lui qui avait notamment appelé à "un changement profond" dans le paysage politique libanais.

"Si nous lâchons le Liban dans la région, si en quelque sorte nous le laissons aux mains des turpitudes des puissances régionales, ce sera la guerre civile", a prévenu ce vendredi le chef de l'Etat, lors d'une prise de parole devant l'Association de la presse présidentielle à Paris, ajoutant qu'il s'agirait de "la défaite de ce qui est l'identité même du Liban". 

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Le président français a évoqué les "contraintes d'un système confessionnel" qui, "ajoutées - pour parler pudiquement - aux intérêts liés", ont conduit "à une situation où il n'y a quasiment plus de renouvellement (politique) et où il  y a quasiment une impossibilité de mener des réformes".

Au lendemain des explosions, la France avait notamment apporté une aide matérielle, avec notamment trois avions militaires d'aide alimentaire et médicale. Le chef de l'Etat doit retourner la semaine prochaine à Beyrouth pour tenter de débloquer l’impasse politique qui empêche la formation d'un gouvernement capable de relever le pays.

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