Six migrants blessés en Italie : la fusillade était motivée par "une évidente haine raciale", selon le ministre de l'Intérieur

International
XÉNOPHOBIE - Six migrants ont été blessés par des coups de feu tirés depuis une voiture, samedi à Macerata, ville située dans le centre de l'Italie. Un jeune italien sympathisant d'extrême droite a été interpellé.

Six personnes ont été blessées, dont quatre grièvement, samedi dans des tirs à Macerata, ville du centre de l'Italie située à 200 kilomètres de Rome. Les six blessés, cinq hommes et une femme, sont originaires du Mali, du Ghana et du Nigeria, selon l'agence de presse Agi.


Selon le Corriere della Sera, les tirs provenaient d'une voiture et visaient des personnes noires, en l'occurrence des migrants, d'après le journal, qui a précisé, images à l'appui, qu'un homme avait été interpellé. Une information confirmée par la police à l'AFP.


La fusillade a été attribuée à Luca Traini un jeune italien sympathisant d'extrême droite. Le jeune homme au crâne rasé a vidé deux chargeurs avec un pistolet semi-automatique alors qu'il circulait seul en voiture en plein centre-ville, selon les premiers éléments de l'enquête révélés par la presse. "L'Italie aux Italiens", aurait-il dit aux policiers, selon l'agence de presse Agi. Luca Traini avait été candidat en 2017 sous l'étiquette de la Ligue du Nord (parti souverainiste anti-immigration proche du Front national français) à des élections communales non loin de Macerata.


Selon le ministre de l'Intérieur italien, cette fusillade a clairement été motivée par "une évidente haine raciale".

Une autre affaire pour justifier ce geste ?

"La haine et la violence ne nous diviseront pas", a de son côté assuré le chef du gouvernement Paolo Gentiloni, appelant au calme et à s'abstenir de toute récupération politique à un mois du scrutin.


Il y a quelques jours le corps mutilé d'une jeune Italienne de 18 ans a été retrouvé dans deux valises. Un migrant nigérian a été arrêté en relation avec cette mort. Selon le Corriere de la Serra, le suspect interpellé samedi serait proche des milieux d'extrême droite et aurait fait le salut fasciste après s'être arrêté devant un monument aux morts. La presse italienne évoque la possibilité d'une vengeance.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter