Six pays de l'UE prêts à accueillir les migrants à bord de l'Open Arms

International
MIGRANTS - La France, l'Allemagne, la Roumanie, le Portugal, l'Espagne et le Luxembourg se sont dit prêts à accueillir des migrants pris en charge à bord de l'Open Arms, a annoncé jeudi le Premier ministre italien Giuseppe Conte. Bloqué vers l'île de Lampedusa, le navire avait déposé une demande de débarquement refusée par le ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini, mais validée par la justice italienne.

Six pays de l'Union Européenne se sont manifestés pour accueillir une partie des 147 migrants embarqués sur le navire humanitaire de l'ONG espagnole Proactiva Open Arms, qui se trouve depuis ce jeudi matin au large de l'île italienne de Lampedusa, a annoncé jeudi le Premier ministre italien Giuseppe Conte. 


"La France, l'Allemagne, la Roumanie, le Portugal, l'Espagne et le Luxembourg viennent à peine de m'indiquer qu'il sont prêts à recevoir des migrants", a écrit M. Conte dans une lettre ouverte adressée au ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini. La France n'avait pas confirmé cette information jeudi après-midi. 


Un peu plus tôt dans la journée, le gouvernement espagnol s'était dit prêt à accueillir une partie des migrants secourus à condition que soit conclu un accord de répartition entre plusieurs pays européen. Cela fait aujourd'hui 14 jours que l'Open Arms et ses passagers sont bloqués en mer Méditerranée, ne trouvant de port pour les accueillir.

Refus de Matteo Salvini

En parallèle, l'Italie et Malte avaient refusé les demandes de débarquement de l'Open Arms, qui restait coincé dans les eaux internationales avec 147 migrants à bord au dernier décompte, et des conditions de vie de plus en plus difficiles sur le bateau.


Mercredi, la justice italienne a finalement autorisé l'Open Arms à se diriger vers l'île de Lampedusa en suspendant un décret du ministre de l'Intérieur Matteo Salvini lui interdisant les eaux territoriales italiennes. M. Salvini a signé dans la foulée un nouveau décret pour barrer la route au bateau, que la ministre italienne de la Défense a refusé jeudi matin de signer. L'ONG Proactiva Open Arms a assuré qu'elle n'envisageait pas d'accoster de force.

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