Crise diplomatique : Theresa May accuse la Russie d'avoir empoisonné un ex-espion et expulse 23 diplomates russes

Crise diplomatique : Theresa May accuse la Russie d'avoir empoisonné un ex-espion et expulse 23 diplomates russes

International
CRISE - La Première ministre britannique a annoncé la "suspension des contacts bilatéraux" avec la Russie, et qu'aucun ministre ni membre de la famille royale ne se rendra dans le pays lors de la Coupe du monde de football 2018.

La Russie est "coupable" d'avoir empoisonné l'ancien espion Sergueï Skripal le 4 mars sur le sol britannique, a affirmé la Première ministre britannique Theresa May ce mercredi. Elle a annoncé dans la foulée la "suspension des contacts bilatéraux" avec la Russie et l'expulsion de 23 diplomates russes "identifiés comme des agents de renseignement sous couverture" sur les 59 que compte le Royaume-Uni.


En plus de ce gel des contacts avec Moscou, Theresa May a annoncé qu'aucun ministre ni membre de la famille royale britannique ne se rendra en Russie lors de la Coupe du monde de football 2018. Elle avait donné à Moscou jusqu’à mardi minuit pour expliquer l’utilisation de Novitchok, un agent innervant fabriqué en Russie, dans cet empoisonnement.

"Il n'y a aucune conclusion possible autre que celle de la culpabilité de l'Etat russe dans la tentative de meurtre de M. Skripal et sa fille (...)", a affirmé Theresa May devant la Chambre des communes. "Selon la Convention de Vienne, le Royaume-Uni va expulser 23 diplomates russes qui ont été identifiés comme des agents de renseignement sous couverture", a-t-elle ajouté, précisant qu'ils avaient une semaine pour quitter le Royaume-Uni.

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Ex-espion russe empoisonné : Theresa May accuse la Russie

"Il était juste d'offrir à la Russie l'opportunité de fournir une explication mais sa réaction trahit un mépris total pour la gravité de ces événements", a poursuivi Theresa May, affirmant que les russes "n'ont fourni aucune explication crédible". Et d'ajouter : "Au lieu de cela, ils ont traité l'utilisation d'un agent neurotoxique militaire en Europe avec sarcasme, mépris et défiance".


"Beaucoup d'entre nous ont tourné leurs regards avec espoir vers la Russie post-soviétique. Nous voulions une meilleure relation et il est tragique que le président Poutine ait choisi de suivre cette voie", a estimé la dirigeante britannique. La veille, elle estimait que la responsabilité de la Russie dans l’empoisonnement de l'ex-agent double russo-britannique de 66 ans et de sa fille Youlia, 33 ans, dans la commune de Salisbury était "très probable".

L'ambassade russe dénonce une réaction "hostile, inacceptable et injustifiée"

Peu après les déclarations de Theresa May, mercredi, l'ambassade russe dénonce une réaction "hostile, inacceptable et injustifiée". Le ministre des Affaires étrangères russes Sergueï Lavrov avait précédemment affirmé que la Russie n’a "rien à voir avec cela", qualifiant les accusations de Theresa May d’"absurdité".

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