SONDAGE - Européennes : les partis majoritaires en repli, l'extrême droite en embuscade

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FUTUR PROCHE - Le Parlement européen a publié vendredi 1er mars une projection de ce que pourrait être, selon les derniers sondages dans chacun des 27 Etats-membres, sa composition après les élections du 26 mai.

A quoi ressemblera le Parlement européen après les prochaines élections, le dimanche 26 mai ? La question a trouvé un nouveau début de réponse, vendredi 1er mars, après que la chambre de Strasbourg a publié une nouvelle projection de sa future composition. 

Résultat, l'enquête, dirigée par Kantar Public sur la base des sondages nationaux, laisse entrevoir la consolidation de l'extrême droite et de la droite conservatrice, mais aussi des listes europhiles. Signe que les phénomènes observés au niveau national se reportent au niveau européen, les deux forces majeures, démocrates-chrétiens et sociaux-démocrates, si elles conservent leur leadership, perdent en voix comme en nombre de sièges.

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Dans ce nouveau Parlement, où ne figurent plus les élus britanniques et qui compte désormais 705 membres au lieu de 751, le Parti populaire européen (droite) reste en tête, avec 181 sièges, soit 25,6% des députés. Il est suivi du PSE (sociaux-démocrates), avec 135 sièges et 19,15%. Les deux groupes voient leur influence marquer le pas, puisque, selon cette projection, le prochain scrutin amputerait respectivement leur taux de représentation de 6 et 4 points. 

 Vient ensuite l'ADLE, mené par le centriste et libéral belge Guy Verhostadt, qui récolte 75 sièges, soit 10,64% des places. Un chiffre à nuancer, toutefois. Il pourrait gonfler avec l'éventuelle prise en compte des futurs députés européens de La République en marche, possibles alliés naturels de ce groupe. Contacté par LCI, le Parlement européen explique que, "le parti n'ayant pas encore officiellement déclaré qu'il ferait campagne avec l'ADLE, ils sont pour le moment comptabilisés dans la catégorie 'autres'". 

Cette projection pourrait également évoluer avec les élections espagnoles, nous dit-on : "Si Ciudadanos, actuellement pris en compte, se rapproche de Vox [extrême droite, ndlr], lors des élections qui doivent se dérouler avant les élections européennes, il faudra leur trouver un autre groupe".

Stabilité pour l'extrême droite et les conservateurs

Autre enseignement de ce sondage, la stabilisation des forces d'extrême droite et de la droite conservatrices : le CRE, que rejoindrait volontiers Nicolas Dupont-Aignan s'il est élu, l'ENL, où siègeront les élus Rassemblement national, et l'ELDD, où figurent aujourd'hui les Patriotes, réuniraient à eux trois plus de 20% des sièges, une proportion comparable à l'état de leurs troupes à l'issue de l'actuelle mandature. Soit 144 élus. 

Dans les groupes de gauche non-socialistes, on retrouve un score toujours faible. La GUE/GNL, où se rejoindraient les listes communistes, LFI et de Génération.s, réunirait 47 eurodéputés, soit 6,6% des élus. Un score en légère baisse par rapport à la précédente mandature. Même constat pour les écologistes qui, avec 49 élus, leur passent légèrement devant, à l'instar de la liste menée par Yannick Jadot en France. Mais voient malgré tout leur influence contenue en-deçà des 7% des élus parlementaires.

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