Trois activistes de l'opération anti-migrants dans les Alpes avaient été refoulés à la frontière britannique

Trois activistes de l'opération anti-migrants dans les Alpes avaient été refoulés à la frontière britannique

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REFOULEURS REFOULÉS - Bien connus des milieux identitaires internationaux, trois militants présents au col de l'Echelle (Hautes-Alpes) ce week-end, ont été eux-mêmes bloqués à la frontière britannique, le Royaume-Uni voyant en eux une présence "peu propice au bien public".

Leur visage a fait le tour des réseaux sociaux, ce week-end, à l'occasion de l'opération #StopMigrantsAlpes, montée par les organisations Génération identitaire et Defend Europe dans les Hautes-Alpes. Trois activistes d'extrême droite qui avaient bloqué, du samedi 21 au dimanche 22 avril au matin, le col de l'Echelle, situé à quelques kilomètres de la frontière franco-italienne, et qui serait, selon eux, un "point stratégique de passage des clandestins". 

L'Américaine Britanny Pettibone, auteure réputée pour avoir largement contribué au Pizza Gate, une gigantesque fake news montée par des soutiens de Donald Trump lors de la campagne présidentielle américaine, l'Autrichien Martin Sellner, leader de Génération identitaire dans son pays et la youtubeuse et journaliste d'extrême droite canadienne Lauren Southern, ne s'étaient pas cachés de leur participation à l'opération. Ils avaient ainsi multiplié les selfies tout le long de cette dernière, qui les avait notamment vus installer, avec des dizaines d'autres militants identitaires, une barrière de chantier en guise de "frontière symbolique" pour repousser les migrants qui tentaient de passer la frontière.

"Les frontières sécurisées et surveillées d'en haut. Les identitaires contrôlent désormais le col de l'Echelle, le goulot d'étranglement de la migration illégale vers la France !" commentait ainsi Martin Sellner le premier jour de l'opération.

Bloqués à la frontière

"Un week-end réussi pour l'instant", s'était réjouie Britanny Pettibone, se prenant en photo en compagnie de Martin Sellner et de Lauren Southern. Plus "réussi", en effet, que leurs récentes tentatives pour rentrer au Royaume-Uni. Les trois activistes avaient en effet essayé de rejoindre l'Angleterre au mois de mars mais s'en étaient vu refuser l'accès, avait expliqué le site de la BBC à l'époque. A l'époque, le Home office britannique, en charge de la sécurité sur le territoire national, avait justifié sa décision en rappelant que "la police frontalière avait le pouvoir de refuser l'entrée à un individu s'il était estimé que sa présence au Royaume-Uni n'était pas propice au bien public". 


Les deux premiers avaient ainsi été détenus à l'aéroport de Luton pendant deux jours, tandis que leur comparse canadienne avait été bloquée... à Calais où, ironie de l'histoire, de nombreux réfugiés, ceux-là même qu'elle voudrait empêcher d'immigrer en Europe patientent, espérant une régularisation de leur situation. A l'époque, les trois individus devaient rejoindre un certain Tommy Robinson, leader de la Ligue de défense anglaise, une organisation identitaire d'extrême droite, et dont les discours sont jugés comme "incitant à la haine raciale" par le même Home office. Un mois plus tard, Martin Sellner avait retenté sa chance, en compagnie de son coreligionnaire de nationalité hongroise Abel Bodi. Ils avaient été pareillement bloqués par les autorités frontalières.

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