Surnom graveleux et demandes indécentes : un ministre britannique accusé de harcèlement par ses secrétaires

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SCANDALE SEXUEL – Le gouvernement de Theresa May a annoncé, dimanche 29 octobre, l'ouverture d'une enquête concernant le ministre du Commerce international Mark Garnier. Ce dernier ayant notamment reconnu avoir demandé à sa secrétaire de lui acheter des sex toys.

Il ne s’agit en aucun cas d’harcèlement sexuel, mais d'une "conversation amusante", se défend-il contre l'évidence. Pas de quoi convaincre le gouvernement britannique qui a annoncé l’ouverture d’une enquête mettant en cause le sous-secrétaire d'Etat au Commerce international Mark Garnier, également élu conservateur à la Chambre des communes. Ce dernier a avoué dimanche 29 octobre avoir affublé sa secrétaire d'un surnom à caractère sexuel. Mais ce n’est pas tout. Interrogé par The Mail on Sunday, il a également reconnu avoir donné de l’argent à sa collaboratrice pour acheter… deux sex toys. 

Quatre députés mis en cause

Après ces révélations, une enquête va donc être menée pour déterminer si le code de conduite ministériel a été violé, a détaillé le ministre de la Santé Jeremy Hunt, rare membre du gouvernement à avoir été questeionné sur le sujet, ce dimanche sur BBC 1. "Préoccupée" par ces affaires, la Première ministre Theresa May souhaite par ailleurs la mise en place d'un service de médiation à l'échelle de la Chambre des communes et d'une meilleure procédure pour déposer plainte afin de "protéger le personnel qui travaille pour les députés". 


Selon la presse britannique, au moins quatre députés sont visés par des accusations de harcèlement sexuel ou de gestes ou paroles déplacés. L'ancien ministre conservateur Stephen Crabb a reconnu dimanche avoir envoyé des messages "explicites" à une jeune femme de 19 ans qu'il avait reçue  pour un entretien d'embauche en 2013. A noter qu’il avait dû démissionner l'an dernier après un incident du même type.

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