International

MOYEN-ORIENT - Selon le député russe Alexandre Louchtchenko, Bachar al-Assad serait "prêt" à autoriser l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle à la condition que le groupe Etat islamique soit neutralisé.

Même si elle n'a pas été rapportée officiellement par Bachar al-Assad en personne, c'est une première déclaration qui a son importance : le président de la République arabe syrienne serait prêt à organiser une élection présidentielle en Syrie, selon le député russe Alexandre Louchtchenko. "Il est prêt à organiser des élections avec la participation de toutes les forces politiques qui veulent que la Syrie prospère", mais à la condition que le pays soit libéré du groupe Etat islamique, a-t-il nuancé.

Moscou a aussi appelé à de nouvelles élections

En outre, le dictateur syrien serait également disposé à y participer "si le peuple syrien n'y est pas opposé", a précisé le député russe à la suite de sa rencontre avec Bachar al-Assad. Ce dimanche, le président Bachar al Assad a lui même affirmé que la Syrie devait "éradiquer le terrorisme" pour se remettre de la guerre civile. "L’anéantissement des organisations terroristes est susceptible de conduire à une solution politique recherchée par la Syrie et la Russie, qui satisfera le peuple syrien et qui préservera la souveraineté de la Syrie, son indépendance et l’intégrité de son territoire", a-t-il assuré.

Récemment, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait également annoncé que des élections en Syrie pourraient être envisagées, estimant que l'Occident semblait avoir "une compréhension plus juste" de la situation en Syrie. Au pouvoir depuis le 20 juin 2000, Bachar al-Assad est connu pour avoir imposé un régime dictatoriale, menant à une guerre civile et à la mort de plus 400.000 personnes en quatre ans. Sa démission a notamment été réclamée par les États-Unis et la France, qui ont estimé que le calme en Syrie ne pouvait être rétabli que s'il était évincé du pouvoir. Le gouvernement français a par ailleurs ouvert une enquête sur le chef d’État syrien pour "crime contre l'humanité".

A LIRE AUSSI >> Pourquoi Daech n'est pas vraiment riche de 2000 milliards d'euros

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent