Syrie : des bombardements du régime font au moins 32 morts à Alep-Est

Syrie : des bombardements du régime font au moins 32 morts à Alep-Est

DRAME HUMAIN - De nouveaux bombardements aériens et d'artillerie ont causé jeudi la mort d'au moins 32 civils dont cinq enfants à Alep-Est, encore sous contrôle des rebelles. Une zone où le régime syrien grignote chaque jour du terrain.

Ce jeudi, l'Observatoire des droits de l'homme en Syrie (OSDH) a fait état d'au moins 32 morts, dont cinq enfants, victimes des bombardements aériens et d'artillerie du régime syrien sur les quartiers rebelles d'Alep. Le directeur de l'OSDH a de plus précisé que ce bilan était le plus élevé depuis le 15 novembre, date à laquelle l'armée syrienne a débuté une violente offensive sur la deuxième ville de Syrie. Alep en est effet devenu le principal front du conflit. 

Après dix jours de combats intenses, en particulier à Alep-Est, zone occupée par le rebelles, l'OSDH a dénombré 191 morts dont 34 enfants. 

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Le drame d'Alep

L'alternative, c'est de voir des gens mourir de faim. On ne peut pas permettre ça- Jan Egeland, conseiller de l'ONU pour la Syrie

Acculés par l'artillerie du régime, qui gagne chaque jour du terrain,  des groupes rebelles syriens d'Alep-Est ont accepté jeudi un plan des Nations unies pour la livraison d'une aide humanitaire et des évacuations médicales. Environ 275.000 personnes sont prises au piège dans la partie contrôlée par la rébellion, où les dernières rations humanitaires de l'Onu ont été distribuées le 13 novembre. "Nous espérons obtenir un feu vert de la partie russe et de la partie syrienne. Le signal envoyé aujourd'hui par la partie russe était positif", a déclaré Jan Egeland, conseiller pour les affaires humanitaires de l'émissaire de l'Onu pour la Syrie. "L'alternative, c'est de voir des gens mourir de faim. On ne peut pas permettre ça."

Il y a eu un temps où on pouvait faire quelque chose pour Alep. Maintenant, c’est trop tard- Emile Hokayem, spécialiste du Moyen-Orient à l'Institut international pour les études stratégiquess

La situation humanitaire à Alep est plus que dramatique. Selon l'ONU, tous les centres hospitaliers à Alep-est ont été bombardés.  "La destruction de ces infrastructures essentielles à la vie prive la population assiégée, mais déterminée, de centres de soins vitaux", a écrit la semaine dernière le service local dans un mail envoyé à l’agence de presse Reuters. 

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    La France a annoncé qu’elle allait réunir début décembre les pays occidentaux et arabes soutenant l’opposition syrienne. Son chef de la diplomatie, Jean-Marc Ayrault a indiqué qu’il était "urgent de réagir". Mais comme l' a expliqué à l'AFP, Emile Hokayem, de l’Institut international pour les études stratégiques, la chute d’Alep-Est semble inéluctable : "A ce stade, on ne peut pas faire grand-chose", a-t-il regretté. "Il y a eu un temps où on pouvait faire quelque chose pour Alep, (…) maintenant, c’est trop tard". 

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    Syrie : une violence sans limite s'abat sur les quartiers rebelles d'Alep

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