Syrie : Daech a repris la ville antique de Palmyre

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TERRORISME - Le groupe État islamique a repris ce dimanche la totalité de la ville antique de Palmyre, après le retrait de l'armée syrienne de la ville. Plus tôt dans la journée, les djihadistes en avaient été chassés après des raids aériens russes.

À Palmyre, la bataille fait rage. Après avoir été brièvement chassés de la cité antique les djihadistes de l'État islamique (EI) ont de nouveau repris le contrôle de la totalité de la ville, après le retrait de l'armée syrienne. À l'aube, le groupe terroriste s'était retiré après de violents raids aériens russes, quelques heures après son entrée dans cette ville emblématique dont il avait été chassé il y a plusieurs mois. 


En mars 2015, le groupe djihadiste s'était emparé de la ville antique, provoquant d'énormes dommages aux vestiges du site. Des destructions qui avaient soulevé l'indignation de la communauté internationale. Les forces du régime, avec l'aide russe, avaient fini par reprendre la ville en mars dernier. Mais samedi, l'EI est de nouveau entré dans Palmyre, occupant brièvement le nord-ouest de la ville.

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En parallèle, la coalition militaire menée par les États-Unis a tué le 26 novembre un cadre de l'organisation djihadiste, Boubaker El Hakim, dans un bombardement aérien mené à Raqqa, a indiqué ce samedi le Pentagone. Ce Franco-Tunisien de 33 ans était "un cadre de l'EI et un terroriste de longue date qui avait des liens étroits avec d'autres djihadistes français et tunisiens", a expliqué Ben Sakrisson un porte-parole du ministère américain de la Défense à l'AFP.

Drame humanitaire à Alep

Si l'armée syrienne a reculé à Palmyre, elle resserre toutefois l'étau sur les rebelles assiégés à Alep avec des milliers de civils. Face à la tragédie dans la deuxième ville du pays, les chefs de la diplomatie de dix pays occidentaux et arabes opposés au pouvoir syrien ont appelé à Paris à mettre fin à la souffrance des civils. Samedi à Alep, principal front du conflit, les troupes progouvernementales ont continué de pilonner par les airs et à l'artillerie lourde les derniers quartiers rebelles, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Pour la seule journée de samedi, 20.000 civils auraient déjà quitté la ville.

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