Syrie : la France "assumera toutes ses responsabilités" après l'attaque chimique présumée des troupes d'Assad sur Douma

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RÉACTION - Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a affirmé ce dimanche soir que la France "assumera toutes ses responsabilités" après l'attaque chimique présumée perpétrée samedi en Syrie et attribuée aux troupes d'Assad contre le dernier bastion rebelle de la Ghouta orientale. Paris demande également une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'Onu.

À maintes reprises, la France a déjà averti qu’elle n’hésiterait pas à frapper militairement la Syrie en cas d'usage avéré d'armes chimiques par le régime de Bachar al-Assad. Cette accusation pèse une nouvelle fois sur ce dernier, depuis la publication samedi d’un communiqué commun, par l'ONG médicale Syrian American Medical Society, les Casques blancs et les secouristes en zone rebelle, affirmant que 48 personnes avaient péri en respirant des "gaz toxiques" dans la ville de Douma, dernier bastion rebelle de la région de la Goutha orientale.


Ce dimanche, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, réagit officiellement.

La France demande que le Conseil de sécurité des Nations unies se réunisse dans les meilleurs délais pour examiner la situation.Jean-Yves Le Drian

Exprimant son "extrême préoccupation", M. Le Drian assure que la France "assumera toutes ses responsabilités au titre de la lutte contre la prolifération chimique". Et ajoute qu’elle "demande que le Conseil de sécurité des Nations unies se réunisse dans les meilleurs délais pour examiner la situation dans la Ghouta orientale", selon une déclaration transmise à la presse.

Plusieurs autres pays occidentaux ont vigoureusement condamné cette attaque. "De nombreux morts, y compris des femmes et des enfants, dans une attaque CHIMIQUE insensée en Syrie", s'est ainsi alarmé Donald Trump, le président américain réclamant en outre "d'ouvrir immédiatement la zone pour l'aide médicale et des vérifications".

L'Iran à contre-courant

Le ministère turc des Affaires étrangères clame pour sa part : "Nous condamnons avec vigueur l'attaque et nous soupçonnons fortement qu'elle ait été menée par le régime de Bachar al-Assad, dont les antécédents en matière de recours aux armes chimiques sont connus par la communauté internationale."

De son côté, le ministère iranien des Affaires étrangères s’insurge face aux accusations contre son allié syrien : "De telles allégations et accusations par les Américains et certains pays occidentaux sont le signe d'un nouveau complot contre le gouvernement et le peuple syriens, et un prétexte pour une action militaire, qui va certainement compliquer davantage la situation dans ce pays et la région." Moscou prend aussi le soutien de Damas. C’est peu dire que la prochaine réunion du Conseil de sécurité de l’Onu, que Paris voudrait fixer à lundi, s’annonce animée. 

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